‹ Les mystères de MarseilleChapitre 2 sur 59 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

vais condamné. Pourquoi en rougiraîs-je? ils m'ont donné du pain à un des moments les plus désespérés de mon existence. Malgré leur médiocrité irréparable, je leur en ai gardé une gratitude.

Il est encore une raison que je dirais,, si l'on me poussait un peu. Je suis d'avis qu'un écrivain doit se donner tout entier au public, sans choisir luimême parmi ses œuvres, car la plus faible est souvent la plus documentaire sur son talent. Le choix s'établit par l'élimination naturelle des livres mortnés. Et, en attendant que ce roman des Mystères de Marseille périsse un des premiers parmi les autres, il ne me déplaîtpas, s'il est d'une qualité si médiocre, qu'il fasse songer au lecteur quelle somme de volonté et de travail il m'a fallu dépenser, pour m'élever de cette basse production à l'effort littéraire des Rou- (jon-M oc quart.

Emile ZOLA.

Ifédan, Juillet I88i,

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