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Une vingtaine de minutes après courir le risque d’être reconnu par Caraquette avait loué un dog cart! M. de Bouctouche. Il traversa et se lançait à la poursuite des fu-|le village et se rendit jusqu’au gitifs. Cordon où il confia son cheval et
Rendu à Ste-Thérèse, Cara-|sa voiture à un cultivateur d ; la quette afin de ne pas exciter les|localité.
soupçons du comte de Bouctou-| Caraquette reprit à pied le cheche, avait changé son dog-cart| min du village et se rendit chez pour un bog-board. un hôtelier près de la gare du
I1 avait soin de ne pas s’appro-| chemin de fer. cher de trop près de la voiture du, Nous le laisserons en compacomte. . iguie de l’aubergiste, pour aller
Malheureusement pour lui vers | trouver le comte à l'Hôtel Camdeux heures du matin, la lune | Peau. 4 disparaissait au moment où ill M: de Bouctouche ne dormit était rendu à la bifurcation du |P9s longtemps. Après un somme chemin de St Janvier avec ceux | 1"i dura environ une heure, il vide St-Jérôme et de St Colomban |‘it8 le cottage sur l’autre côté de de la Seigneurie des Mille Iles. |l® rivière et le loua pour l'été,
Caraquette se trompa de route moyennant un prix fabuleux pour et ne reconnut son erreur que les gens de St-Jérôme, lorsqu'il fut rendu près de Ja, Peux jours plus tard la comroute de Ste-Scholastique. | De prenait possession de la mai-
En essayant de revirer sa nn Le petit vicomte affaiblissait de ture, une des roués monta sur; en jour. Bientôt la fièvre péter se de Let ke attict son apogée et fat aggravée
n par le délire. Le comte envoya brisé avec le daeh-board. . | chercher un médecin par un mes-
Caraquette fut obligé de faire sager, malheureusement le eomté un mille et demi à pied pour sl-|4, Terrebonne était en élections ler acheter un bout de corde chez et tous les médecins s'étaient abun habitant sfn de réparer le dé-| 44 pour faire de la cabale. gat et de continuer sa route. Bref l’agonie arriva et le vi-
Il était midi lorequ’il entra | comte creva.
dans St Jérôme, La comtesse eut le cœur brisé.
Il avait appris que le comte et
J La commotion que lui causa au sa famille s'étaient arrêtés à lhô-| cerveau cette grande douleur, tel Campeau.
ébranla temporairement sa rai- Naturellement il ne voulut pas |son. 8
Elle avait versé tant de larmes
que ses glandes lacrymales étaient taries,
Le comte, apprit la raort de son fils avec un sang-froid stoï-
que, Il s’enterma dans sa bibliothè.
que et y passa cinq ou six heu-
res.
Le Jeademain m il partit pour Montréal par 1e train de sept heures.
Qu’allait-il faire à Montréal ?
Etait-ce pour 6e’y assurer les services d’un entrepreneur de pompes funèbres de première classe ?
Non.
Le chapitre suivant vous expliquera l’objet de ce voyage.