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cier ne ponvait être divulgué|crois, ne jouit pas d’une très fort® dans l'acte testamentaire. Si je
t'ai donné instruction d’être pré sent à l'inscription du décès de mon petit fils sur les régistres de Pétat civil, c’est que j'ai craint que son père ne lui subetituat un autre enfant afin de rester avec la jouissance de ma fortune. Je tiens à ce que tu constates personnellement l'identité du défant.
Mon secret est le signe à l’aide duquel tu reconnaîtras mon héritier, le véritable vicomte de Bonctouche. En 1874 j'étais allé à Montréal avec ma fille Madame de Bouctouche pour assister à la célébration de la grande St Jean- Baptiste. La comtesse fut très impressionnée par la grandeur de la démonstration. Quelques mois plus tard elle me rendait grand père dun petit-fils que j'avais longtemps demandé au ciel. Ce petit fils c’est le vicomte de Bouctouche. Il porte sur son corps ure marque à laquelle il pourra toujours être reconnu. Ila sur la fesse gauche l’empreïnte bien dessiné d’un castor rongeant une feuille d’érable. Au-deseus du castor, tu pourras lire en lettres très distinctes les mots “ Travail et concorde.”
Maintenant, mon cher ami, avec ces données, tu peux empêcher toute substitution d'enfant ave.
nant la mort du vicomte, qui, je
santé.
Tout à toi,
Caux De Er SIMON. 44
Caraqnette, après la lecture de cette lettre, resta rêveur pendant quelqnes minutes:
Il s’agenouilla devant une de ses malles et en fit jouer la serrure à secret.
Cette malle contenait une vingtaine de boîtes en ferblanc. Chacune de ces boîtes renfermait des valeurs monétaires ou des obliga-
|tions pour un montant considérable.
Caraquette mit dans son nortefeuille une liasse de billets de banques et sortit de l'hôtel.
Il se rendit chez un perrnquier de la rue Notre-Dame. Lorsqu'il reparut sur la rue il était méconnaissable. Caraquette portait une
| barbe rouseâtre qui lui couvrait |la moitié de la figure. Son chapeau de castor gris avait été remplacé par un feutre mou bossé comme le chapeau d’un bommeur ou d’un maquignon américain.
Il recommenea sa promenade sur la rue St-Denis, près de la maison du comte de Bonctouche.
Il vit la voiture de louage s’arôter devant la résidence du comte et, plus tard, caché en arrière de la boîte d’an arbre, il put assister au départ de la famille,
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