OU LE PETIT PITE FAIT UNE ESCAPADE
La comtesse de Bouctouche en arrivant chez elle après avoir passé la veillée à St. Sauveur, fat grandement étonnée de trouver sa maison vide.
Ursule assignée comme témoin devant le juge de Ste. Scholastique était partie sans en donner avis à sa bourgeoise.
La servante arriva le lendemain soir et conta l’attertat qui avait amener l’arrestation de Cléophas.
Pendant qu'Ursule faisait son train avant le souper, un coup de clochette retentit ; c’était l’homme au chapeau de cas or gris qui demandait la comtesse.
Ursule le fit entrer dans Île sa-
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lon et quelques minutes cs la comtesse parut,
Caraquette en voyant la comtesse vit de suite que personne ne lui avait communiqué. la nouvelle de la mort de son mari.
Il avait un double intérêt de faire lui même à la veuve la triste communication. Il voulait avoir des nouvelles du vicomte et il annoncerait à la comtesse qu’elle allait cesser de jouir de l’usufruit de la fortune des $t. Simon.
IL voulait aussi déchirer le voile mystérieux qui couvrait la disparition de l’héritier du comte.
Caraquette parla en diplomate consommé et s’exprima avec tous les ménagements possibles.
En apprenant le trépas de son époux la comtesse poussa un cri #t tomba sans connaissance sur le plancher.
Elle ne reprit ses sens que cinq minutes plus tard.
Caraquette finit par toucher sa corde sensible en la questionnant sur la santé du vicomte. La pauvre femme lui répondit que l’héritier des Bouctouche avait commencé un cours classique au collège de Ste. Thérèse. Ses professeurs lui trouvaient beaucoup de talent et, s’il persévérait dans ses études, il deviendrait un homme façonné dans le granit des nations.
Caraquette, comme nos lecteurs |
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vés du comte de Bouctouche qui étaient en la possession de Oléophas.
Il prit congé de la comtesse et la résolution d’aller lui même au collège afin de e’assurer de l’identité du vicomte.
En même temps il devait user d’astuce auprès du coroner pour s'emparer des autres documents du comte de Bouctouche.
L'homme au chapeau de castor gris ne s’amusât pas au rôti. Il fit venir immédiatement un charretier pour le conduire à Ste Thé.
rèse.
Celui-ci avait un choval taureau blood et le voyage se fit en trente six minutes, malgré le mauvais état de la route de la Grande Ligne,
En arrivant à Ste. Thérèse Caraquette alla trouver le docteur Gaudet. Il grinça des dents lorsqu’il apprit de celui-ci que les papiers du défant étaient tous dans la poche de Cléophas.
1l ne lui restait qu’une ressourca c’était d'aller au collège et de voir lui-même le viccmte de Bouctouche.
Il ferait parler lenfant et apprendrait le fin mot de l’histoire.
Il était inutile de songer à obtenir une confession de la bouche de Cléophas.
La grande diff :ulté pour Caraquette était de constater que l’é-
le savent, n’avait pas encore pu lève interné au collège de Ste. mettre la main sur les paniers pri- Thérèse portait réellement sur la
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fosse gauche le signe du castor avec l'inscription “ travail et concorde, ”
Caraquette se décida à a Îler au collège et de connaître le court et le 1ong de l’histoire,
Il entra dans le parloir et demanda le directeur.
Celni:ci lui apprit que le comte de Bouctouche avait placé son garçon dans l'établissement en payant le premier semestre d’avance. Malheureusement la conduite du nouvel /” * n’avaif pas été des plus exe LS
de salle, un ange aux yeux bleus appelé Céleste. Un bon matin les deux amoureux prirent la poudre d’escampette et allérent cacher leur flamme sous d’autres elimats et d’autres cieux.