VIT OU BÉNONI EST EMBARRASSÉ
Bénoni sentit rallumer dans
| son cœur le feu dont il avait brûlé
pour Ursule Depuis sa sortie de prison ÿl w’avait jamais eu l’occasion de
rencontrer la jeune fille,
Elle seule manquait aujourd’hui à son bonheur.
Mais il lui fallait trouver le trésor qui avait été cacher par
HE Cléophas.
Il se dit que le magot ne devait
| pas être loin de la résidence du
père Sansfaçon.
Ilsortit de la taverne, alluma
-un cigare et alla frapper. résolnment:à la perte ‘du. eye -Sansfapou: tés à
Sur les nie ce. Aernibe était entré chez Jui ot avait laissé son.agrès à la porte, histoire de prendre une bouchée.
Le vieux charretier ne fit pas mauvaise façon à Bénoni lorsqu’il vit sa'figure épanouie et son air de: qué-que-ç: me-fiche, air -que prennent les bommeurs lorsqu'il se sentent flush et prêts À tout casgen. | Bénoni psya l’absinthe au bonhomme et causa tranquillement avec lui sur les allées et venues de
|Cléophas.
Le père Sansfaçon une foin la langue déliée par une couple. de shnuffres, s’extasia sur les largesses du Cléohpas, qni faisait les choses bien et qui dépensait une piastre avec autant de sane-gône qu’une pièce de cinq cents.
Bénoni crut le moment favorsble pour poser quelques questions insidieuses nn vieux charretier. Il prit un air mystérieux et se penchant vers l’ureille de son interlocuteur, il lui dit.
— Savez-vous 81 Oléophas a fait changer une pièce d’or à la grocerie du coin ?
—Oui, répondit le bonhomme.
—Dans ce cas, papa Sansfaçon, votre ami Cléophas doit faire at:
tontion à lui. Un de mes ami:
m’a dit ce matin, qne Cléophas
svait volé un gros montant d’aret de bijoux. Il doit veiller au grain, les détectives ent peut- 8tre déja sur ses pistes.
—0Oh ! bonté da ciel !s’erclama le vieux charretier. Quoi faire ! la police va venir fouilier ches moi . ét m’arrêter,
—Pourquoi les malcommodes ‘vous inquièteraient-ils ? Vous n’aves rien à vous reprocher. Tout lo monde sais que vous êtes honmête, père Sansfaçon, malgré que vous aimiez un peu la diche.
—Bénoni ! je te dis en honne vérité, Cléophas depuis une couple do jours me paraît hors de son assiette. Couvent ma femns l’a vu rôder dans ma cour, et dans
mon écurie. Sainte bénite, s’il avait caché de l’argent volé dans ‘mon écurie.
Bénoni rassura le vieux charretier et l’engages à prendre encore quelques verres de boïeson.
Le vieux ne tarda pas à cogner des clous, Il finit par se croiser les bras sur la table, il laissa tom:
ber es tête dessus et ronfla comme un tuyau d'orgue.
Bénoni respira. Il avait touché son but et il allait mettre la main sur le magot,
La vieille Sansfaçon était occupée à laver s0a butin dans la cuisine et murmurait un couplet de quelque vieille chanson sans attention à ce quise passait dans ‘an salle à dîner.
T1 faisait au dehors an froid de quinze degrés. ‘Un frimas épais Æ s'était déposé sur les carreaux de Æ la fenêtre ex arbesques fantasti.
ques à .ravers lesquelles les regards invdiscrets ne pouvaient pnsser.
Bénoni sortit de la maison et entra dans l’écurie.
Il bouleversa le foin et le fnmier.
Aprèsun travail de deux on trois minutes il trouva le coffret contenant le trésor des Bouctonche, Ilattela le cheval du bonhomme et partit avec sa trouvaille À Où allait-il ? ;