UNE RENCONTRE INATTENDUE
Bénoni ne savait pas trop où il allait.
Il fouettait la vieille pigouillle du père Sansfason qui s’obetinait à trotter son mille en plus de vingt minutes.
Il faisait un froid de chien et Bénoni ne pouvait rester longtemps sur la route à cause de Îa légèreté de ses vêtements,
Il songea naturellement à chercher un couvert dans un hôtel où il ue fut pas connu.
Il dirigea sa course du côté du faubourg St-Joseph en suivant les rues Vitré, des Jurés et Jatour à et St-Antoine, afin de se dérober à aux yeux d’Argus de la polien.
T1 entra dansune sunberge du
n froid de mas épais |
rreaux de
es les re-.
vaient pnemaison et et le fn-
deux onu le coffret Boucton- | l du bon-
trouvaille ! |
ENDUE.
trop où il
pigouillle s’obetinait plus de
chien et ter :onguse de Ïs ts,
nt à cherhôtel où
a côté du uivant les t Latour > dérober polien.
berge da
LA COMTESSE De BOUCTO UCHE
TE, à L A AS D ET TE ON OM et à 5 4 LE RMS UNS Le eo de RS LUE de RTE Et DA MIE OL RE ti RL ea ES SR Te AT
EE j
pa L#b, Ms k
trois ve Il re
} et remc Il mi L'HOMME AU CHAPEAU DE CAST)IR GRIS lars dar le coffr I pe qui alla prolo
SteCunégonde et demanda un] Ilft atteler son cheval et ee
repas et une chambre pour ls nuit.
A près avoir mis son cheval dans l’écurie, il monta dans son appartement ie coffret qu’il avait volé à Cléophas.
Bénoni ferma à clé la porte de sa chambre et ouvrit le cofret.
Il y avait assez d'argent pour faire la fortune de dix hommes.
Avant de toucher l'or, Bénoni eut un moment d’hésitation à la pensée du-crime qu’il avait commis.
Il venait d'écouter pour la première fois le reproche secret que la conscience adrerse au coupable. C’est le remors qui venge la justice humaine impuissante car jamais le criminel | ne parvient à s’y soustraire.
Le fantôme sanglant de Cléopas se dressait devant lui.
Bénoni chercha dans l’ivresse une distraction à la douleur poignante que lui causaient ses re:
| mords.
Il descendit dans la buvette de l’auberge et avala deux ou | trois verres de boisson forte.
Il reprit un courage factice et remonta à sa chambre,
Il mit une cinquantaine de dollars dans son gousset, et reforma le coffret.
Il pensa au père $Sansfaçon qui allait être alarmé par l’absen- « prolongée de son ami
mit en route pour la résidence du vieux cocher. Il était alors cinq heures et il faisait déjà nuit.
Il put suivre la rue St-Joseph sans craindre &’être molesté per la police.
La vieille rosse, ravigottée par une bonne portion d’avoine, avait pris une allure assez raisonnable.
Béroni en traversant le carré Chaboillez se sentit frisonner sous les atteintes du froid.
Il était riche ; pourquoi se refaserait-il le luxe d’un ulster.
Il entra chez Beauvais et acheta, pour $10, un pardessus d’hiver qui lui allait comme un gant.
Il continus ensuite sa route et suivit la rue Notre-Dame jusqu’à la Place D’Armes où il fut obligé de faire un écart afin d’éviter un cheval qui avait pris le mors aux dents.
Ily avait un rescemblement au coin de la rue St-Sulpice. Bénoni entendit quelqu’un disant qu’une jeune fille venait d’être écrasée.
Il arêta son cheval, deecendit de voiture et pénétra dans le groupe formé autour de la victime de l’accident.
Il voulut voir les traits de la jeune fille, Il s’avança au premier raug et vit Ursule soutenn par deux charretiers qui étanchait avec leurs monchoirs. quel-
ss ques gouttes de sang eur une|façon qui attendait son agrès pour
blessure à }a tête.
La jeune fille avait eu plus de peur que de mal Au moment de laccident elle portait dans ses bras une douzaine de gros capot qu’elle portait à un magasin de confection en gros:
Le timon de la voiture avait frapper les marchandises qu’elle portait et en tombant elle s'était égratigné la tête sur la glace du pavé.
Ursule reconnut Bénoni qui lui
* prit le bras et la fit monter dans sa voiture.
La jeune fille raconta à son ami les circonstances de laccident.
Bénoni avait bien des choses à dire à son ancienne amante qu’il n’avait pas vue depuis le soir de son arrestation.
Tout en conversant, Bénoni conduisit Ureule au magasin où elle devait déposer ses capots.
Lorsque Ursule fut remontée dans la voiture elle dit à son ami qu’elle gagnait sa vie à travailler pour les tailleurs. Le toit paternel lui était devenu odieux depuis que le père Sansfaçon se livrait à la boisson et maltraitait «a mère dans ses ribottes.
C'était la veille du jour de Pan et Ursule se proposait d’aller passer la veillée avec ses prrents.
Bénoni lui dit qu’ilse rendait inomédiatement ches le père Sans-
ALT NES à net CE RE RAT dtrf nrÉ NE PAT NS FEV Ds AN QU TER L » Free VA FACTURE fe Na re JFor a" Re ER PNTRN TT OR Ex
commencer à rouler.
Les deux amants, quelques miuutes après, étaient dans le domicile du vieux charretier, Ce dernier avait roupillé pendant tout l'après-midi et devenu sobre comme un juge de la cour de circuit.
La mère et la fille s’embrassèrent dans une étreinte d'affection touchante.
Le père Sansfançon était enchanté dé voir Penfant qu’il croyait perdu.
Bénoni se mit à table avec la famille et fut un véritable bouten train pendant tout le repas.
Le vieux charretier immédiatement après son souper, prit s0n agrès et se rendit sur la stand, où la nait promettait d’être exceptionnellement bonne.
Les deux amoureux se contèrent toutes leurs aventures depuis leur longue séparation.
Ursule était toujours la même :
son cœur n’avait pas changé.
En mainte et mainte occasion elle avait été l’objet des attentions de quelques jeunes gens qui ne
cherchaïient qu’à effeuiller sa cou- À
ronve de vertu. ŒÆElle avait repouseé leur hommage et elle gardait pour Bénoni les prémises de l’amour le plus pur.
Ursule s'était détachée de la comtesse de Bouctouche dont les
ter son n«
cette son
avis, Il sour
5 pour Les mi- , domi- Ce der- 1t tout
sobre de cir-
nbrassèffection
tait en- ’il croy-
avec la le boute repas.
médiateprit son stand, où e excep-
le contèss depuis
a même :
n gé.
occasion ttentions qui ne
ir sa COu- À
avait reelle garmises de
ée de ls
dont les
L Viger.
L tantes dans le Grand Ma:ka.
| allures lni semblaient suspectes | phas trouvant l’occasion favora-
depuis sa sortie de prison. ble aurait pu décamper avec le La veuve habitait une maison | magot.
richement meublée sur la rue Ste- Elisabeth et ses moyens d’exis-| plus tôt de cette position embartence semblaient problématique. | rassante.
Ursule n'avait passé que trois| Il se rendit près de la résidence où quatre jours à la nouvelle rési-| du père Sansfaçon, et arpenta le
dence de la comtesse et elle n’a-|trottoir pendant une couple d’heu-
vait pu pénétrer le secret de sa|res. Pas de Cléophas.
mystérieuse fortune. Ce dernier allait indubitable- Bénoni pressa dans sea main |ment, avec l’argent volé, se tailler
les doigts d’Ursule et lui renou- | quelque ribotte colossale.
vela les serments du Jardin] Il s’agissait de veiller au grain
les pochards qui fréquentaient les Il dit à son amant que la for-|caboulots patronisés par Cléo-
tuné avait fini par lui sourire et|phas.
qu’il venait d’hériter d’une de ses] Oaraquette était engagé, dans
une lutte où il n’était pas. bien
Bénoni, vers onze heures du |certain de la victoire. Il avait de
L soir, prit congé d’Ursule qui pas-|son côté la ruse diplomatique ser-
sa le reste de la nuit chez ea mè-| vie par ane bonne éducation. Son re, adversaire était une nature gros- Le lendemain étant le premier |sière et mal équarrie, n’ayant pour
} janvier, il fallait mettre le ménage | 8e guider que son propre instinct
en ordre, et se préparer à rece-|et des notions élémentaire du cerivoir les parents de la campagne. | Me.
La partie promettait d’être
IX dûre, mais avec de l'esprit, de
l’activité et de la persévérance,
Caraquette crut qu’il aplanirait
toutes les difficultés et qu’il re-
Onraquette était inquiet de|mettrait à la comtesse de Bouel'absence de Cléophas. touche l’héritage de son enfant.
Il ne s’expliquait pas comment| En revenant de sa promenade
tette sontinelle vigilante put quit-| près de la résidence dn père Sans-
Ov L'on RETROUVE LR PFTIT PITRE,
ter son poste sans lui en donner! façon, l’homme au chapeau de cas-
avis, tor gris marchait la tête basse et
Il soupçonns la trahison ; Cléo les bras ballants comme un indi-
Caraquette voulut sortir au
sidu occupé à suivre uve série de réflexions profondes.
Ti fut tiré de ea rêverie par un cocher qui lui lança un juron énergique parce qu’il occupait le milisu do la côte à Barron.
. Caraquette s’effaça devant le theval et prit le trottroir rendu glissante par une forte gelée.
La neige durcie criait sous ses souliers ferrés et un vent violent | Jui coupait la figure. |
Le thermomètre accueait ce
soir 1à 120° au dessns de la valeur de l’échevin Lavigne dans le con-| sil de ville de Montréal. |
Il avait fait une dizaine de pas |
tar le trottoir lorequ’il sentit un ehoc dans le mollet. Iltomba les quatre fers en l'air. 11 venait d’être
tante d’un fanal etil reconnut Fé.
colier qu’il avait rencontré à 8t- Jérôme chez la e mtesse de Bouctouche après la murt de son mari.
—Quoi, jeune homme, c’est toi, toi le vicomte de Bouctouche, que je rencontre à cette heure faisant le polisson dans les rues ! Où est ta mére ?
— Mais non, monsieur, répondit le gamin, je crois que vous vous trompez. Je suis le petit Sansfaçon. Laissez-moi, je vous prie.
Comment” petit, tu ne serais par le fils de la belle dame chez qui tu étais l’été dernier à St-Jérôme? Réponds moi de suite ou je t’amène À la station.
—Je vous ai déjà dit que j'étais
frappé par le traîneau d’an gamin | un petit Sansfaçon. Poupa est un
qui gliseait dans la côte.
Il attrape le jeune homme au
traîneau au coin de la rue Onta-
- ro.
L'homme au chapeau de castor gris saisit le gamin par le collet de sa blouse et le poussa dans la direction de la station de police.
—Lâchez-moi, dit le prisonnier! Lâchez-moi monsieur, pour Pamour du bon Dieu. Je vous promets que je ne le ferai plus.
Caraquette crut reconaître la voix du gamin, comme celle d’une personne qu’il avait déjà rencontrée.
Il examina les traits de son #risonnier à la lueur tremblo-
stand du carré Jacques-Cartier.
ettu me répondras la vérité À
toutes les questions que je te pose-
rai. Remarque bien, que si tu me f
fais des colles, je te fais envoyer À l'Ecole de Réforme. Je sais que tu as déserté du collége Ste-Thérèse.
—Je vous reconnais ; vous êtes le monsieur, qui est venu ches la dame de St-Jérôme.
conterai tout.
L'homme au chapeau de castork gris amena le gamin avec lui 5
des charretiers qui roulent à ls 4
—Tu vas me suive, Sansfaçon, &
Ch, ouiS monsieur, je vous le promets. Sik la police ne me prends pas, je vousË
Les
tère pls du réci rappela
h Cléoph:
rèse, Pour cette eo1
L rérolut «
façon e Pite.
IE prit et se fit :
du vieux
C'était
put ré ré à Bt ee de de son
c'est toi, che, que
faisant | Où est
répondit Jus vous tit Sansous prie.
ne serais me chez à St-Jésuite ou
que j'étais pa est un
lent à ls {
artier.
Sansfaçon, À
vérité à je te poser
a gi tu me | envoyer À
p gais qué y Ste-Thé-
vous êtes nu ches la
Oh, oui!
mets. Sii ae, je VOUS
de castor k Lee lui à
son hôtel. Ille fitentrer dans sajet Madame Sanstaçon ; ia é
chambre à coucher et commença | chez elle avec des parents rs questionner sur tous les |intimes.
à ie 3 Le vieux cocher étendu sur us
petit Pite, craignant le black|banc-lit ronflait comme un tu hole, répondit à toutes les ques-|d’orgue après avoir énssée hons avec un accent da sincérité | chômé le premier janvier qui " gagna la confiance de Ca-| Madame Sansfaçon cuvié le raquette.
porte à Ca tte. i-ci
Ce dernier après avoir entendu | dans la US po en Me révélations du petit Pite se crut | Pite dont la figure était de
jp “+ SU Poe par une épaisse crême.
“3 s'expliquer) L'homme au ch
comment la comtesse consentit À|gris te : ann
, reconnaître pour son propre fls|s’il pouvait dire quelques mots à
l’enfant d’un Lauvre cocher. son mari.
Elle avait sans doute cédé aux| Madame Sausfaçon alla pousser
obsesei i qui 1 i | ion de son mari qui avait|son vieux qui, réveillé en sureant,
tissé une trame ténébreuse pour|e’écria,
| garder la fortune des St-Simon. | —— © la police! la police ! ne :
Les yeux de Caraquette se dé -|me prenez pas ! Ce n° i sillèrent lorsque le gamin iai ra-|qui l’ai mir ici ! men pr st be s’étaient pas-| Le vieux qui était encore sous
à - l'influence des spiritueux venait Rs ro Lt el Sn mys-|de commettre une indiscrétion,
r une partie! d it ti dde HN ble du ie A a Caraquette devait tirer pro: rappela pas d’avoir été tatoué par| La mère Sansfagon, de son côté
Cléophas dans l'AiUerge Ste-Thé | poussa un cri en nou See
rèse.
eette eombre intrigue, Caraquette
| rérolut d’aller voir le père Sans-
façon en compagnie du petit
L Pite.
It prit une voiture le soir même et se fit transporter à la résidence du vieux charretier.
C'était la soirée du Jour de l'An |
Ou Lu Père SANSFAÇON EST DANS DE MAUVAIS DRAPS.
La mère Sansfaçon pressa convalsivement sur son sein le fils qu’elle croyait perdu.
Le vieux charretier sentit tressaillir ses entrailles de père et d’une voix émue il donna sa bé.
nédiction à l’entant prodigue.
Le petit Pite reconnaissant les erreurs de sa vie passée avait fon du en larmes.
Ursule partageait la joie de ses parents.
Caraquette ne se laissa point gagner par l’émotion générale.
Il resta sur eon siège, la tête baissée, muet et impassible, attendant avec anxiété la fin de cette scène extraordinaire.
Le petit Pite raconta à ses parents sa vie d'aventures depuis
»qu’il avait quitté le toit paternel.
Caraquette n’avait pas interrompu le récit du gamin, êèt il écoutait avec attention tous les détaile de la conduite du comte de Bouctouche pendant son séjour à St-Jérôme, espérant renouer toutes les ficelles de lintrigue criminelle de son ennemi.
Le vieux charretier devint plus communicatif et raconta comment il avait vendu son enfant À un inconnu pour la somme de $100,
L’homme au chapeau de castor
gris voulut profitrr de la circons tance pour obtenir du père Sans façon le secret de ses dernières relations avec Bénoni et Cléoplina et lui demanda de vouloir bien passer dans un autre appartement où il pourrait lui dire quelque chose de confidentiel,
Le vieux charretier le fit entrer dans la cuisine dont il ferma la porte avec soin.
Carsquette s’assit en face du père Sausfaçon et fixant sur lui des regards à percer un madrier de eix pouces, il lui dit :
—Père Sansfaçon, savez-vous qu'aujourd'hui je ne donnerais pas deux sous pour votre peau?
Je vous croyais un honnête homme et j'avais en vous une confiance aveugle, mais maintenaut je suis désabusé. Vous avez été trop faible pour Bénoni, cette faiblesse acra la cause de votre perte. J’arrive du bureau de police et jai appris que vous alliez être arrêté et traduit devant la cour criminelle.
Le vieux charretier pâlit et fit un soubresaut sur sa chaise.
—Comment ça ? fit il d’une voix entrecoupée. Comment ça ?
—Comment ça ! maïs c’est bien simple. Des papiere, des bijoux
et une grande quantité de bijoux et de pièces d’or ont été volées il y à une couple de jour sur le chemin Papineau.
Vous êtes accusé
faire !
conscie!
suis pas sent vo:
et je pr pas inqt ai dépos Je crois je suis
| capable
Je retire
| vous m
plets.
— Je: sais, mai c’est pas
Le vie
re Sans lernibres
Jléophra |
oir bien artement quelque
,) fit enil forma
face du sur lui madrier
\vez-vOus lonnerais re peau?
ête homconfianenaut je été trop faiblesse rte. J’are et jai re arrêté ar crimi-
âlit et fit
ise.
une voix ca ?
est bien a bijoux e bijoux volées il r le chebs Accus
| qui tourmente le sommeil
et lo recelour les valeurs déro-
bées.
Oh ! sninte bénite, pent-on dire une chose pareille!
—Mais la police croit avoir des preuves contre vous.
—La police ! la police! dit le père Sansfagon en se levant de sou siège, la police dites-vous ?
—Oui, la police qui vous poursuit dans vos rêves. La police da coupable. Lorsque je suis entré chez vous, vous étiez couché eur le banclit. Je vous ai secoué pour vous réveiller et votre premier cris a 6t6 la police !
la police !
C'est y possible ! que vais-je faire! Ja vous jure ma grande conscience du bon Dieu que je ne suis pas coupable.
Si vous êtes réellement innosent vous allez suivre mon avis et je promets que vous ne serez pas inquiété. C’est moi-même qui ai déposé une plainte contre vous.
Je crois à votre innocence, mais je suis convaincu que vous êtes
| capable de me livrer le voleur.
Je retirerai ma plainte au cas où vous me ferai des aveux complets.
> Je vous diraitont ce que je sais, mais je vous garantis que c'est pas grand’chose.
d’être le complice des voleurs et |siége et fit à Oaraquette une con-;
fession de tout ce qui s’éait passé | chez lui 1l ais énergiquement que Bénoni eut déposé de l’argent
dans ea maison. Bénoni avait fait des dépenses extravagantes et payait toujours avec de l'or, El
w’avait pas travaillé depuis #4
sortie de prison et l’origine de sa
fortune semblait assez mystérien-
ge.
L’homme au chapeau de castor gris tenait les informations qu'il désirait depuis si longtemps.
Il ne lui restait plus qu’à pincer le coquin, chose qui serait fscile avec l’aide des détectives.
Caraquette ajouta foi aux pa roles du vieux charretier qui lœi avait dit que le coffret volé n’était pas dans sa maison.
En faisant une hypothèse des plus plausibles, le trésor caché ne devait pas être bien loin, et Bénoni ne tarderait pas à faire un tour dans les environs afin de regarnir son gousset avec les pièces du coffret.
Caraquette sortit de la cuisine avec le vieux charretier. Il causa quelques instants avec la famille, et s’emmitouflant de manière à ne pas être reconnu sur la rae, ilron tit de la maison.
L'homme au chapeau de casto/:
gris s’était décidé à fait le quart dans l’écurie du père Sansfaçon
Le vieux ‘hirretier reprit son |afñin d’attendre le voleur toute la
nait vil le fallait. Il était alors | Quelqu'un s’approchait de l'éca-
ense heures, et comme le père Bansfaçon ne devait pasrnaler cett6 nuit-là, Caraquette s’étalla dans le eleigh du vieux charretier. Il
rie. | Pour ne pas être vu Caraqu
te se couvrait le corps avec une
couverte de cheval et par un coin
était masqué par le siège de devant | relevé il put observer tous les
qui était beaucoup plus élever que celui de Parrière.
Il prétait Poreille au moindre
brait. Bénoni ne pouvait entrer dans la cour sans qu'ille vit par Péntrebaïllement de la porte de l'écurie.
Caraquette entendit sonner une honte du matin À l’église Molson.
Pas an chat n’avait remué dans la cour.
Engourdi par le froid pénétrant qu’il faisait cette nuit-là Caraquette se sentit gagner per le sommeil.
Pour ne pas être congéléil dût sortir de sa cachatte, battre la semélle sur le plancher de l’écurie ét se frapper les bras sur la poitrine.
Il sortit de sa poche un. petit
flask et avala quelques gouttes de liqueur qui lui réchauffèrent les
imtestins.
Il reprit son siège davs la voiture résolu d’attendre jusqu’au
jour.
Deux heures sonnèrent.
Caraquette entendit un léger bruit, puis le grincement strident de la porte de cour sur ses gonds
mouvements da visiteur nocturne.
Celui-ci était entré dans Ia cour avec précaution après s'être assuré qu'aucune lumière n’éclairait la maison du vieux charretier, il alla aa fond de l’écurie et se mit à remuer les balles de foin et les bottes de paille.
Il teuait à la main une lantorn® sourde qui éclaira tout-à-coup Île coffret.
Il ouvrit la boîte et se choisit une douzaine de pièces d’or qu’il enveloppa dans mouchoir et plaçs dans la poche de son ulster.
Caraquette n’avait pas la force physique nécessaire pour terrasser un adversaire aussi bien pris.
L'homme au czapeau de castor gris étant brave avec an revolver, mais il chniquait lorsqu'il fallait en venir aux coups de poing.
Il avait reconnu son homme et son plan était tout tra 6,
Il le laissa partir sans l’inquièter.