EME
! rs dus 8ôA poigiet |l’hôrizon. *” “? Ç mans ETT re Sd" HAE Vos #6 600 nl nte meurtrière de Cléo LA apparition dans la ruelle. ton. claret, M il hô ‘put'ée félove “song, le| "Bénôni et'lés témoins. réussi. sr de re 5 de’son eûnémi, "FO94lrent À s'échapper * ‘après avoir
Delui-ci lui rabatit’ 1 tête sur| donné quélques | taloches À l'a- Mterre et avec le” pouce de la gent de Pautorité | . iù ‘droite il'exérça une Pression | MATE RRR lente sons 16 “globe” su dés VIT er sr: ne gts ax de Bénoni.
tele | Bénoni s'écria : ‘ ‘ RE Arrêtez-la ‘arrêtez-lé, w ‘mel ‘Oléophas, affaibli par la lutte Age ! il mo godge ! sans désavantagense dans laquelle 1) noni - éclat effet Olécphas” venait de re: | s’était engagé, resta sur le ter. Purir à un des moyens les plus|rain et fut émpoigné pär le polirbares pour subjuguer = ceman qui le conduisit À ‘la sta rsaire. tion de la rue Ontario.
11 essayait de lui faire sortir Là, il résista du mieux qu’il il de son obitre. 4 pu, et déchira uné partie de Pa- Les témoins intervinrent et ar- niforme du Constable, chèrent Bénoni de sa rare à Celui-ci le maïîtrisa par quel- Mprilleuse, ques coups de bâton vigourèuse- Ce dernier en un clin d'œil 86| ment appliqués et l’envoya rouler trouva debout et commença À |dans une des cellules, icher sur Cléophas. Cléophas, la figure toute con Chaque coup portait aplomb. |tusionnée par les éonps de poing à ciaq ou six secondes la figure de Bénoni, et ses habilleménts Cléophas fut mise en com-|maculés par le sang qu’il avait te. perdu abondamment, était dane Bénoni était victorieux et son|la cellule depuis aus dizaine de versaire lai demandait ‘grâce, | minutes, lorsque le sergent de la rsque toutä-coup une vieille|station runtra avec les conétables mme’ éveillée par les vociféra | qui ‘l'avaient sabot pagté dans pis des combattants sortié de|une patroüille, lez elle ét sé mit à appeler la |° "Le sérgént en voyant’ lé prison. blido, :’ *7* [nier, ordotins 4 l’hômme de parde
rmidable s y eteon sa:
SeAUX Sur £(
à : CLÉOPHAS DEVANT LE RHCORDER
ataieat, le; ui servait { roidement i ses .praunelli es resplendi an chat ea ) eXpressidi pandue dad r les témoi dmiration.
mençait à 18 la preseic ciale voulé à laisser ds " play.
able il tom le fit ploye »mba lourd
Ls
-de le fairo sortir et comparaître | deux allumelles et un tickat devant son pupitre. une excursion à l’Ile Grosbois
Le sergent commença l’interro.| Ces objets furent en ægatoire pendant qu’un constable|dans le mouchoir da prison écrivait les réponses sous sa dic-|et déposés dans le pupitre da tée ? gent.
—Comment vous appeles-vous ?| Cléophas fat réinstallé dans —Cléophas Plonf, cellule et la lourde porte de —Quel âge avez-vous ? roula en grinçant sur se8 gon —Quarante ans. Cléophas se coucha en rond —De quelle religion êtes-vous ? | chien sur les sales planches de —De la bonne. pin qui composaient le plan —Bon, mettez catholique. de la cellule.
—Quelle est votre occupation ?| Après s’être absorbé pen
—Conducteur de petits chars. |quelques minutes dans les
—Etes-vous marié ou garçon ? | flexions les plus sombres, il
—Marié, malheureusement. |au sorameil et se mit à ronfl
Puis s'adressant au constable | brayamment.
qui avait opéré l’arrestation : Vers quatre heures et demie ÿ—Quel est votre plainte contre fut éveillé par les cris enrou le prisonnier ? d’an coq du voisinage.
—Il était soûl et se battaitavee| Il se frotta les yeux et vit troi an bommeur du nom de Bénoni|hommes de police occupés à f -dans une ruelle près de la rue!mer du gros tabac canadien Sherbrooke. L'autre m’a échappé. | jouant une partie de dames 8 Je sais où il demeure et je pren-|un damier dont les carr drai un warrant ce matin à la|étaient à moitié effacés. cour du recorder. Il demanda un verre d'eau.
Le sergent dit ensuite à Cléo-| Un constable lui présenta phas : travers les barreaux de la po
—Loves les deux bras en Pair.|une grosse tasse en terblanc
Cléophas s’exécuta de bonne|lui disant : Il paraît qu’on grâce et l’homme de garde se mit | commencer à réduire.
à le fouiller consciencieusement. A cinq heures les prisonni
La police trouva dans ses po-|de la station furent invités à 80 -ches une pièce de vingt cents, un |tir de leurs cellnles et à mon passe partout appartenant à Ma-|dans une grande wâgine fai dame Beauchiard, la moitié d’une comme nne grosse boîte noi “palette de ts ac noir, un ganif à |sur les deux côtés de laquelle
lécusson de la corporation Montréal avec la devise Condia Salus.
Diéophas entra dans la wâgine Dec trois ou quatre de ses com- Mnons de malheur. Ceux-ci Mient des vauriens surpris en ritant passé minuit dans un clos M bois.
La port, de la voiture se reavec bruit et les prisonjrs furent transférés à la Station ntrals, dans le soubassement de Lotel-de-Ville.
Cléophas resta à jongler dans dcellule jusqu’à huit heures du
Alors M. Jules Pilov, un avocat tingué du barreau de Montréal, fretentir ses grosses bottes sur | dalles du passage et s'arrêta vant la porte de chaque cellule ur avoir la défense du prisonr‘qui ÿ était enfermé.
Il arriva devant celle de Cléoas et il lui demanda s’il voulait surer les services d’un avocat.
Le prisonnier lui répondit qu’il vait pas beaucoup d'argent. I]
nanda à M. Pilon combien ça!
Atorait, + Une piastre, dit l’avouat.
6 n’ai pas ce montant-là.
Tenez, je vois que vous êtes pauvre homme, je vous défenà pour civquante cents. C’est bien malheureux, js que vingt cents pour tonte june.
—$i c’est tout ce que vous averz..
je vais le prendre. Donnesz-les roi.
—0'est le sergent Li dt son pupître.
—C’est correct, vous me paierez.
après votre procès. Avez-vous des parents en ville qui pourraient.
faire quelque chose pour vous ?
—QOui. J'ai ma femmo qui reste à }’hôtel Donegana. Envoyez-la chercher, et je crois qu’elle me donnera quelques sous.
L'avocat se fit donner les noms.
des témoins et l’adresse de madame Plouf. Après avoir dit.
qu’il écrirait un mot à la fomme de Cléophas, il alla faire visite aux autres prisonniers.
M. Pilon ne perdit pas de temps.
Il envoya un huissier à l'hôtel Donegana pour communiquer à madame Plouf la malheureusenouvelle,
À dix heures moins cinq, Cléophas entendit les bottes ferrées d’une dizaine de vpoliceman résrunant sur les dalles da passage: extérieur.
L homme de réserve ouvrit avec.
fracas la porte grillée qui fermait V’entrée de la chambre des cellules.
pendant que le sergent Dreyfus disposait ses hommes en une:
double haie depuis l’entrée des cellules jusqu’à ls porte de Ia.
Cour du Recorder. ”
\ Lesergent cris: Tout le monde:
est eur le poit, all aboard !| Ici le constable de garde c
Léfleur, faîtes-les avahoër. "Los qu’il'était témps d'intérventt, F ue: dames les ‘premières. ‘ : ti AE ETS 008 Gite SR es ace Le défilé coommençgs. Deux ou
vous entends dire encore un mi, ortià
trois vieilles Irlandaises én haïl- je donne ma déposition et vous
s rmée lons, trois ou quatre vagabondes | aurez pour six mois, ionte formèrent la première partie. | ‘Les deux ennemis se tournèr@S, bolic
Le contingent des hommes était 1, dos et no desserrèrent. pas D, pou beaucoup plus considérable. Il y|ents. Lu à en avait dé toutes les nationalités, | A dix heures juste une vi, ibana
La plupart étaient sales et dépé-| sonore retentit dans l’enceiate naillés, portant sur leurs figures \1a Cour et fut entendue par ous 6! l'empreinte des vices qui les prisonniers. Là tre avaient conduits devant le magis- C'était l’huissier audiencier D, à cc
trat. Plusieurs d’entr'eux étaient | 1, Cour, le sergent Nelson, Male ? de vieilles connaissances du récor- criait : Hats off ! EB£NoNT
der et saluaient avec familiarité Son Honneur venait de prendfül ! C” les constables formant Ia haie, son siège avec la liste des HCLéorr Les prisonniers farent placés | sonniors. M. Ibottson, le grefilifience d
, : , sous la garde d’un policeman dans | était À son poste avec les dossi@iLe rtc une petite chambre attenante à la Han acxaole . bles on
salle des séances de la Cour. : k C:
Ils n'avaient que trois on quatre Le sergent St Pierre, assis pl Feis pas à faire pour se trouver sur la de Je: bofle re témoins on B£ . ile dus sous enregistrer pour la police les co ENONT
En entrant dans le dépôt des dampations on de acquittemee “ Le prisonniére, Cléophas fat tout prononcés par le tribural. # x r étonné d'y rencontrer son rival| Les avocats en petite tenuel « Er Bénoni. les reporters des grands:journa neue
Celui-ci était son voisin ‘sur le | écrivaient sur une table pladi}®""" banc des aconeés. au-dessous du siège du greffil Sade
—Comiment ! vous 6tes ici! dit! Cing ou six prisonniers accus M mit l: Cléophas. d’ivresse simple subirent leur pri bupe #1
— Beau dommagé! J'ai été|cbs d’une manière extra-sommai re pincé pendant le déjeuner, Faut | et furent condamnés À $1 ou hé ru être mîne’ pour agir én réformeur jours. Il était dix heures et demi
2 reco
Le 5 conagts Comme vous aveg faits : : Le recorder d’une voix olyt mule di —Vous avez menti! ! : [pienné appels Cléophas Plon B par le
—Vous avez senti | Bénoni Vaillancourt.
hu Fay À
bible à
He pr niches png “appels le por ns pre devant la Cour. témoin. de nie Wii bine. tres Si Des accusés s’arrétèrent devant Les : TRE à de Cléophas ‘étaient
hs
ncore un mn ortière haute de qnatre pieds | fixés aur les malcommodes. qui 1on et vous pré à clé. ‘C'était là où ile: prôtaient. serrients lorsqu'il Jui *, .. MMaïentsetenir pendant le procès. ! monta au nez une forte odeur de se tournè } policeman était placé! à côté | vieille tonne. C'était l'avocat
rèrent. pas Box pour les emy êcher de com-|Jules Piton qui venait lui dire
| ttre des inconvenances oran | quelques mots: . ste une vÉribunal. Soyez sans crainte, Votre l’enceiate recorder prit la parole: » : | femme, Monsieur Sansfaçon, Mandue par Vous êtes accusés tous deux de dame Sansfeçou et sa fille. . Avez-
à 18 être battus. Que plaidez- vous. d’antre chose À me commuaudiencier Rs à cela? Conpable ou non |niquer avant que le procès aille Nelson, | jpable ? plus loin ?