ARAU
" F.xcos«z-mol, i'ai besoin de me recueillir.
FERAND.
Permettez-moi du moins de vous conduire à votre voiture... Si je pouvais vous être utile en quoi que ce soit , disposez de moi , je vous en conjure.
SARAn.
Yous êtes trop bon.
FÉRAND
En ce moment , ma vieille expérience vous offrira seulement un conseil : afin d'éviter une enquête, une publicité toujours pénible pour la considération d'une famille, il serait bon quo vous eussiez la force de vous rendre chez un magistrat, et là, avec toute la réserve qui sera possible, vous feriez connaître... mon Dieu je sais bien que c'est cruel. ..une partie delà vérité surles causes qui ont amené un si Irisle dénouemenl. De celte manière, vous éviterez un lâcheux retentissement et l'affaire s'éteindra loul doucement, étouffée.
SARAH
"Vous avez raison, monsieur, si cruelle que soit celle tâche, je l'accomplirai... encore une fois, monsieur, celte entrevue commencée par l'accusation et la violence, je la termine par des remerciemens et des excuses.
FÉRAND
En un pareil moment, c'est trop de générosité de songer à moi. (Il sonne et oîTre r,on bras à Saïah. — A ]M"8 Pipelet qui paraît : ) Kclàircz !
^me PIPELET , (lu fond & la cantouade.
Mademoiselle Fleur de Marie , voulez-vôij^ éclairer madame la comtesse?
FÉRAND
Dites à M. Germain qu'il peut reprendre sou travail.
«asoecooooooccooooooooococooooooâsooooocoooowiooooM
SCÈ.NE III.
M"»" PIPELET, puis TLEUR DE MARIE.
jHine PIPELET.
Des comtesses, dos altesses ici! il y aurait de quoi être fier pour la maison, si elfe n'avait pas élé déshonorée cette nuit par un vol... comme si ce n'élait pas assez d'avoir eu un Cabrion , ne fallail-il pas encore un malfaiteur? (Fleur de Marie entre, poitant delà lumière.) Vous voilà, ma petite. Eh bien ! avouez que c'est avoir du bonheur, tous voilà tout de suite. installée oit que la portière vous protège , où vous avez votre meilleure amir. M'ieRigolelle/ ■
FLELR DE lUARIB.
Oh! merci, madame Pipclcl; vous ne sauriez croire combien tout ce qiie j'enlonds cljc vois ici me fait de bien.