IV. SCENE Yil
main... ça ne m'étotmc pas, non, mai» ça cne fait de l'effet tout de même.
gi:rmai?j. Mon ami part demain matin pour un voyage , mais il ma promis de faire loul son possible pour me rcnictlre celle somme avant son départ.
RIGOLETTE
J'ai envie de monter tout de suite chez les Morél pour leur dire...
GERMAJX.
Attendez, il m'a bien promis... mais je n'ai pai encore l'argent... 11 ne faudrait pas leur donner une fausse joie...
RIGOLETTE
Oh ! mon Dieu ! c'est vrai, ce n'esl pas sûr..
GERMAIN
Soyez tranquille, j'irai encore le presser aujourd'hui.
RIGOLETTE
Alioiis, cest cela, bon espoir, descendez à votre bureau ; moi, je cours porter de l'ouvrage rue Si- Denis. Donnez-moi mon chàle, mon voisin, et attachez-le sous mon col avec une épingle... Tenez > prenez garde de me piquer...
GERMAIN , soupirant.
Oh: mademoiselle Rigolelle...
RIGOLETTE
Eh bien ! qttoi ?
GERMAIN
Je n'aime pas à vous servir de femme de chambre.
Rien! plaignez-vous!... Allons, allons, partons, je n'ai encore rien fait... Je mets mon verrou... mon ouvrage... je n'oublie rien... votre bras jusqu'en bas.. .Vous êtes un brave garçon, mon voisin.
(Ils sortent.) FÉUAND, sortant du cabinet et écrivant sur un carnet.
Un mo|. à mon huissier, et demain , au point du jour, Moiel est arrêté... la chaîne est à moi , je tourne contre ce misérable Germain l'ijmpruaL qu'il va faire, et il est jeté en prison conmie voleur... dans une heure le Mailre-d'Ecolc saura où est Fleur de Marie...
I.l-S MYSTKUI-S DK PAIUS, CinesMièfiBse T«?î!ea8i. — îi&g îflereî.
Le théAtrc représente une mansarde. Au fond, les cul'ans ex M"»» Varner. A droite, Madeleine Jfoiel, dans un grand fauteuil. Vers la gauche, établi avec une meule. Quelques pierres précieuses hrillenl à côlé. Du coié gauche une porte. Toute la sc.'ne est faiblement éclairée par une chandelle posée sur la table. Morel , épuisé par la fatigue et la veille, a laissé tomîier sï tète sur la meulp et s'est endormi.