SCÈNE III
Le MAITRE-DÉCOLE.
Très bien, me voilà parfaitement au courant... Grùccà ce pavillon de concierge, dont je suis parvenu à ouvrir la porte donnant à rcxiéricur, j'ai pu trouver un observatoire conimode : si noussavoiîs bien mener notre barque, notre fortune est faite... On se dispute Fleur dcMaiie.. D'un côté Barbe-Roufre, de l'autre cette cotntcsse qui, pour quelque intrigue d'héritage sans doute, a besoin d'une jeune fille sans païens, sans origine connue... Lequel des deux salisfcrons-nous, M. Férand ou M"'c la comtesse Mac Grcgor?., IS'e nous eu inquiétons pas... Il faut, avant lout , se bâter d'agir... Depuis bier, rien encore! (Hcgardant à la grille.) C'est singulier, dans l'avenue... ce gros gaillard avec ce petit jeune honiine... on dirait qu'il m'appelle.. .11 me fait des signes .. C'est Francis.
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SCÈNK IV.
LeMAITRE-D'ÉCOLE, FRANÇOIS, SARAH,
déguisée en homme.
LE MAlTRE-DltCOLE.
Toi ici ?
FnA!<r.ois, ■La Chouette m'a dit d'amener...
(Il indique la comtesse.)
LE MAITRE-D' ÉCOLE. '
Madame la comtesse sous ce dt^guisemeiit ! m.ldame la comtesse est impatiente... (A Fiançois.) Vols si l'on ne peut nous interrompre.
Qu'avez-vous fait ?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Je n'ai pu prendre encore que des renseignemens.
SARAU.
Vous aviez promis qu'hier suir...
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Les circonstances ne m'ont pas servi.
SAR\H
Et celte nuit?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Celte nuit... rien... J'ai eu beau rôder autour du château... peine inutile, enUcrenienl impossible. Evidemment on est sur ses gardes. Dés que la jeune fille met le pied hors du parc, des domestiques la suivent; on pousse la précaution jusqu'à lui faire porter un voile, sans doute pour empêcher de la reconnaître.
SABAH
S'il le faut, je doublerai la récompense promise.
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Mais que voulez-vous faire de la jeune fille?...
SARAH
Oh ! ne craignez rien pour elle .. si mes espérances se réalisent, le sort le plus brillant lui est assuré... Elle est destinée à remplacer une jeune fille dont on pleure la mort depuis dix ans. Ie ' maitre-d'école.
Ah ! je comprends... il s'agit de dire aux parcns: Vous croyez votre fille morte, elle ne l'était pas...
SARAH, è part.
Si mon plan réussit, le prince croira retrouver sa fille... notre mariage légitimera sa naissance et mes rêves d'ambition seront satisfaits. (Haut.)- Vous allirmerez tous les détails que je vous communiquerai sur l'enfant, afin de rendre la fable plus complète.
le maiire-d'école.
Soyez tranquille.
SARAU.
Demain à dix heures du soir soyez chez moi.
LE MAITRE-D'ÉCOLE
A dix heures j'y serai.
SARAH
Vous entrerez par la porte du jardin qu'on laissera ouverte...
LE MAITUE-D'ÉCOLE.
Bien!...
SARAD.
Je vous attendrai seule... nous conviendrons de tout .. mais il me faut cette jeune fille.
Mon intérêt vous répond de mon zélé.