‹ Les mystères de Paris (volume 2)Chapitre 76 sur 96 · ACTE lY, TABLEAU VIII, SCENE H · texte numérisé non relu

ACTE lY, TABLEAU VIII, SCENE H

TORTILLARD

De quoi?

LE CHOURIKECB.

As-lu vu quelque chose?

TORTILLARD

J'ai vu la noce cl la lune.

LE CUOCRlXEtR.

Et M. Germain ?

TORTILLARD

Il cherche là-bas, aux abord» du pclil bois.

LE CHplRlXECR.

C'est rependant par ici qu'ils avaient rendezvous, je lai bien entendu hier du trou où j'étais enfermé.

LE MArrKï:-D'ÉcoLE , bas.

C'est le Chouripcur! (ReKinani Fleur de Marie", qui se dcbat.) Ne te donne pas tant de peine, c'est moi qui vais l'appeler.

FLECR DE MARIE,

Vous !

LE MAITUE-D'ÉCOLE , haut.

Ohé ! Chourineur ! par ici !...

LE CHOL'RIXECR , regardant du poHt.

Le Mailre-d'École I

LE MAITRE-d'ÉCOLE.

Viens donc par ici !

LE CIIOCKI.NEUR.

Je descends.

TORTILLARD, l'arrêtant; Seul !

LE CUOURIXECR.

Veu\-tu pas que j'attende les autres? Tâche de retrouver M. Germain , et di^-lui que nous avons notre atl'aire.

( Le Cliouriueur disparaît uu moment par la gauche.

Tortillard sort par la droite. )

LE MAITRE-D'ÉCOLE , à part.

Oui... c'est cela... De celte façon... jeme débarrasse Ue lui aussi... je fais d'une pierre deux coups... (.\ Fleur de Marie.) Eh bien, tu le vois... jeme rends à les vœux... je viens d'appeler un ami...

FLEUR DE MARIE, à ellc-mCine.

Je n'y puis rien comprendre.

LE MAITRE-D'éCOLB.

Tu n'as pas confiance ?

FLEUR DE MARIE

Non.

lE CHOiRlNErR, entrant en scène sur la berge. Pas mémo en moi , Fleur de Marie?

FLEUR DE MARIE , sc réfugiant vers lui. En vous , si !

LE cnocRiNEPR, au Mallrc-d'i^cole.

Maintenant, décampe !

LE MAITRE-D'ÉCOLE , haut.

Décamper! el pourquoi doncl est-ce que tu n'étais pas prisonnier comme nous? est-ce que lu ne l'es pas évadé comme nous î

LE CUOURIXECR.

Sorti par le grand guichet, entends-tu? Ah! lu as cru que je m'étais mis à brigander ? Quand la patrouille m'a arrêté dans la rue, fracturant un volet, c'était le volet de ma chaiiibrc, el j'avais choi>i mon moment pour être mis avec vous , et protéger M. Germain , que vous auriez tué sans moi... Jlnis, comme il est permis de briser son volet , pourvu qu'on le raccommode, quand j'ai eu raconté mon alfaiie, mes motifs, et qu'on a suce qui s'était passé, on m'a ri au nez et mis à la porte , ce que je voulais, parce que je savais où le trouver. . car, de mon trou, hier, je lai entendu avec Ion Férand.

Eh bien : voici ce dont il s'agit : Fleur de Marie, pour des raisons quelle vient de me dire, ne se plail plus avec moi .. D'un autre côté, une excursion à l'étranger nous est nécessaire... Tu conçois qu'elle nous embarrasse... nous lui rendons sa liberté... Tu peux l'emmener.

FLEUR DE MARIE

Dites-vous vrai?

LE MAITR^-P'ÉCOLE.

A linstanl même.

LE CHOCRINECR.

Fleur de Marie, où voulez-vous aller?

FLEUR DE MARIE

Au château de M">e d'Harville.

LE CUOURIXEUR.

Venez.... Maitre-d'École, tu as encore quelque chose de bon.

FLEUR DE MARIE

Ah ! partons ! partons !

(Ils montent la berge.) LE MAITRE-D'ÉCOLE, bas.

Pas encore.

LE cuouRiiSEUH, s'arrêtani.

Qu'est-ce que tu as fait là ?

LE .MAITRE-D'ÉCOLE

Lstccqac lu n'as pas entendu ?

LE CUOURISEUR

C'est un signal.

LE MAITRE-D'ÉCOLE

Tu es bien malin de le devioec

LE CIlOUniXEUR.

Pour qui ce signal?

LE maitrk-d'école Pour les amis avec qui je dois parlir.

LE CHOURINEUR, redescendant en scène.

C'tsl vrai... ils sont dans les environs], et c'est un piège que tu me tendais»

LE MAITRE-DÉCOLE.

In piège, moi ! Est-ce que je savais que lu allais venir ? Est-ce que je savais que lu l'en Irais par là ? ^ {(1 est allé au bateau qu'il dispose.)

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