TO.V
Voilà bien la rue... la maison qui fait le coin... Elle est d'assez mauvaise apparence... Il parait que les gens auxquels je dois avoir afl'airc proHleut peu de leur dangereu:-e iiiduslrie.
SARAU.
Rejoignons ma voiture sur 1» quai aux Fleurs ; le froid... la peur coïr.mcncciît A nie gn^;ncr... (En se retirant, elle reconnaU Toiii et pou.=isc un cri «'effroi. )
TOM
Vous, Sarah !
SARAH, se remettant.
Mon frère!
TOM
Que faites-vous ici? sous ce costume?
SARAH
J'ai voulu voir le prince.
Toai.
Le prince ici!
SAKAn.
Je savais que sous un déguisement...
TOM
Mais que vois-je? Vous êtes tout en larmes.
SARAH
Je n'ai plus d'espoir !
TOM
Pourquoi ?
SARAH
La mort de notre fille a brisé le dernier lien qui nous unissait, m'a-t-il dit.
Non ! vous pouvez espérer encore.
Comment î
TOM
k Ecoulez-moi : lorsque le comte ?,Iac-Grc;:ar\
vous oiïrit une fortune et un rang que votre po-* silion rendait inespérés... vous hésitiez, car vuiis aviez une fille du prince; le frère de celui-ci pjuvait mourir. Tout espoir n'était ^tas perdu pour vous; cet espoir... il fallait le détruire à jamais. ., Vous étiez déjà séparée de votre fdle, que j'avais secrèlement confiée à une femme. Varner, sans lu' dire qui était l'enfant, et lui don::anl pour seul signe de reconnaissance une chaîne et ui.e médaille, derniers préser.s que le prince vous avait adressés... Je voulais ù loul prixdétniire l'obslaclc qui s'opposait à votre mariage; je revins à Paris... L'homme chez qui deux cent mille francs avaient été placés en viager sur la tèle do celle enfant consentit, pour la moitié de celle somme, h me donner un faux acte mortuaire; l'autre moitié fut réservée à votre fille, qui ne devait plus reparaître, et dont je vous annonçai la morl supposée.
SAIÎAII.
Ma fille vivrait encore! Où csl-clie?
TOM
Lorsque les événcmcns vous ont donné de nouveau l'espoir d'épouser le prince, j'ai été retrouver mon complice.
SARAH
Cet homme, quel csl-il?