SCÈNE II
SARAH, LE MAITRE-D'ÉCOLE
LE M.VItre-d'école, montrant la télé à la porto du cabinet.
On peut entrer, madame ?
SARAII.
Oui... l'entrée et la sortie vous sont également libres, et personne ne viendra nous interrompre
LE MAITRE-U'ÉCOLE, à part.
C'est bon à savoir.
SARAH
El cette jeune fille ?
LE MAITHE-D'ÉCOLE.
Tout a rduisi hier.
SAKAll.
Quand me raroénercz-vous?
LE SIAlTUC-D'f.COLE.
Tombons d'accord aujourd'hui, et je 'vous l'amené demain. (A part.} Si l'autre veut bien la rendre.
SAUAH.
La jeune fille ne doit pas iHrc dans la conHdcncc du rôle qu'elle aura à jouer ; je me réserve de l'instruire des circonstances auxquelles elle doit elle-même ajouter foi. Mais pour que tout soit d'accord dans celle fable, il faut que je sache les détails de son cufanc* qu'cllc-mcmc a pu connaître.
LE MAirnii-D'ÉCOLE.
Ce ne sera pas long : elle sait seulement qu'elle a été abandonnée.
SARAH
Depuis combien de temps?
LE MAITRE-D'ÉCCLE.
Depuis dis ans.
SARAH
Quel âge pouvait-elle avoir alors ?
LE MAITRE-D'ÉCCLE.
Cinq à six ans.
SARAH
Mais vous n'en savez pas davantage ?
LE MAITRE-O'ÉCOLE
Peut-être.
SARAII.
Savez- VOUS à qui elle appartenait î
LE MAITRE-ft'ÉCOLE.
On ne me l'a pas dit.
On ne vous l'a pas dit... Mais on vous là donc abandonnée?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Je ne dis pas non.
SARAH
Qui?
LE MAITRE-d'ÉCOLE
Oh! ça, ça se paie, cl cher.
SARAII.
Vai^z, vous aurez de l'or.
LE MAlTBn-J)'ÉCOLE.
Eh bien ! un soir, une femme nous a amené une petite fille , en nous disant qu'on voulait s'en débarrasser et la faire passer pour niorle.
SARAII.
Le nom de celle femme ?
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Je ne l'ai su que long-temps après, elle s'appelait madame Séraphin.
SARAH
Madame Séraphin ! Que faisait-elle ?
LE MAITltE-l/ÉCOLE.
Ello était au service de M. Jacques Férand.