‹ Les mystères de ParisChapitre 14 sur 84 · SARA II · texte numérisé non relu

SARA II

Demain matin, le prince saura que notre (illc vit pctit-i'lrc encore, cl M™" d'IIarvillc pourra craindre à son tour.

( Taiuliii qu'ils s'iSloigitcnt, ou voit Fleur do Marie

.sorllra\cc priScauliou d'une maison d'un dos plaiis

supérieurs. )

SCÈ-NE IX.

FLEUR DE MARIE , sortant avec désespoir de la maison.

Oh I je n'y tiens plus !... je n'en puis supporter davantage... la violence de celte femme a comblé la mesure... Mon Dieu! si on m'avait jamais permis d'entrer (l;ms une (église, j'aurais élé mcmellrc à genoux devant ces tableaux où il y a des vierges et des saintes dont le regard vous console... je leur aurais demand? conseil... Mais j'ai ma sainle... ce porirait de femme que j'ai trouvé... ce portrait aux yeux si doux.., au regard si aimant... (Lcconsidcraiii.)Ps"est-ce pas? ma bonne prolectricc , que je ne suis pas coupable , si jctiic soustrais aux injures, aux coups dont on m'accable, si je préfère à celle vie la fuite... la misère .. la faim peul-clrc? .. Prolégez-moi , ma patronne, car je ne veux pas attirer sur ma seule amie , sur la bonne Rigolelte , la fureur de ces monstres; non. ..Je vais m'en aller le plus loin que je pourrai, j'implorerai la pilié, je demanderai du travail et la permission de vivre sans être balluc. ïrisle quartier, où j'ai clé si malheureuse, où je n'ai pas connu un seul momcnl de joie et d'espérance , adieu... adieu!.. J'aimerais mieux mourir que de le revoir encore .. (Elle s'avance vers la rue aux Fèves et recule en disant: ) Le fliaitied'Ecole!(Sur la gauche, on eiuend dos clianisbruj ans.) Ces hommes me font peur. ( Elle se dirige vers la maison et s'arrête. ) Non ! non ! je nc veux p:is rentrer... j'aime mieux attendre dans celle allée qu'il n'y ait plus personnç ici.

( Elle entre dans la maison dont Tom Seyton a reconnu le numéro.)

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