‹ Les mystères de ParisChapitre 62 sur 84 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Le MAITRE iriCOLE , FLKUR DE MARIE, puis FRAXjOIS.

FLEin HE MARTE.

J'aurai laissé ici ma boite à ouvrage où j'.ii mis l'argent que i::'u d'jni«i Mm* d'Harullc pour les pauvres.

(lillc va vers le liauc , le Mallre-d'tcolc rciuro en •cène.) LE MAITlir.-n'lXOLB. '"

Vous serez la dispensatrice du bien que nous pftBfrom foire, n rlit M«"« d'HarvjIk h Flmr do

Marie... Cette pclilc phrase n'a l'air de rien, eh

bien! clic suHU.

ILEIR DE MARIE, P-ipcrcevaiit.

Oh! qu'ai-jc vu!.. Mon Dieu! mon Dieu! qui me sauvera? Cet lionunc, que vient il faire ici? (lillc se bloiiii (Icrriôre le massif.) LE .VAITKE n'tCOLE.

J'ai basé là-t!essus la réus.^itc de mon projet... Il est vrai que j'avais là swus la main celle enragée laitière. (Voyant cnirtr Trançois.) Déjà... qui le ramène?

FRANÇOIS

La peur...

LE lUAlTRE-D'ÉCOLE.

Comment ?

FRANÇOIS

Je n'ai pu parler devant la comtesse. Ça va mal; Benoit et Barbillon sont arrêtes, cl la Chouellc m'a chargé d'une lettre pour toi.

LE MAITKE-D'ÉCOLE.

Une lettre! (Il la preiul et lit.) « On a des soup- » çons... Hier, on est venu faire des perquisi- » lions; à ce moment-là, Barbe-Rouge est entré; » il voulait savoir si tu avais réussi... Arrêté, » interrogé, il a été obligé dose faire connaître... n Juge quelle a été ma surprise, lorsque j'ai rc- » connu en lui... M, Féiand, de la rue du Tein- » p'.e. » S'jnicrrompant.) Jacques Férand ! lui! lui en mon pouvoir! Je puis donc le dominer à mon tour. (Cominuani de lire.) »< Comme il n'y » avait ricncontre lui, on Ta relâché aussitôt. » Jacques Férand, te voilà mon esclave!

FRANÇOIS

Eh bien ! que dis-tu?

LE MAITRE-D'ÉCOLE

Je dis qu'aussitôt que nous serons maîtres de la poli te, nous la conduit ons chez la Martial, à l'île des Ravageurs, et nous irons Ions deux ce soir à Paris, voir les allaites de plus prés.

FRANÇOIS

Tu es donc stir de réussir?

LE MAITRE-D'ÉCOLE

C'est ce que tu vas voir... On vient... filons... (Il entre avec François dans le pavillon, dont ii ferme la porte. Fleur de Marie sort du massif. La musique indique des pas plus voisins ) FLEFR DE MARIE.

A peine si je puis me soutenir ! Ce n'est pas lo hasard (pii amène ces liotnines ici... J'ai toul entendu... Ils inachincnl (pielquc complot conlic mui... contre la marquise... contre mon bicnfaiicur... Avant ce soir ils sauront le péril qui les itieiiace... Du rnon>!e!... Ah! je veux être seule... je veux pouvoir plCurcr...

AGTt: m, TABLEAU YI, SCENI- YI.

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