SCÈNE IV
LeMAITRE-D'FCOLE, FRANÇOIS, SARA II, déguisée en homme.
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Toi ici?
FRANÇOIS
La Chouette m'a dit d'amener...
(Il indique la comtesse.) LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Madame la comtesse sous ce déguisement ! madame la comtesse est impatiente... (A Franrr.is.) Vois si l'on ne peut nous interrompre,
SADAH.
Qu'avcz-vo'.is fait ?
LE MAITUE-U'ÉCOLE.
Je n'ai pu prendre encore que des rcnseignemcns.
Vous aviez promis qu'Iiicr soir...
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Les circonstances ne m'ont i;as servi.
SARAII.
Et celte nuit?
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Cette nuit... rien... J'ai eu beau rôder autour du cliàlcau... peine inutile., entièrement impossible. Evidenunent on est sur ses gardes. Dès que la jeune fille met le pied hors du parc, des domcâliques la suivent.
SARAU.
S'il le faut, je doublerai la récompense promise.
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Mais que voulez- vous faire de la jeune fille?...
SARAH
Oh 1 ne craignez rien pour elle .. si mes espérances se réalisent, le sort le plus brillant lui est assur-é... Elle est deslinée à remplacer une jeune fille dont on pleure la mort depuis dix ans.
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Ah ! je comprends... il s'agit dédire aux parons : Vous croyez votre fille morte, elle ne l'était pas...
SARAU, a part.
Si mon plan réussit , le prince croira retrouver sa fille... notre mariage légitimeia sa naissance et mes rêves d'ambilion seront salisfaits. (Haut.) Vous allirnierez tous les détails que je vous communiquerai sur l'cnfanl, afin de rendre la fable plus complète.
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Soyez tranquille.
SARAn.
Demain à dix heures du soir soyez chez moi.
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
A dix heures j'y serai.
SARAU.
Vous cnlrerez par la porte du jardin qu'on laissera ouverte...
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Bien!...
SARAU.
Je vous attendrai seule... nous conviendrons de tout .. mais il me faut celte jeune fille.
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Mon intérêt vous répond de mon zèle
SARAU.
Dussiez- vous rester ici une semaine, an mois!...
LE MAITBE-D ECOLE.
Ce serait iniililc, on doit partir dans la nuit de demain et emmener la jeune fille.
SAHAII.
Et) bicnl jHsqn'A domain... Cet homme nepeutil pas nous seconder '.'
FRANÇOIS
C'est que je ne sais p.is si nous pourrons rester ici jusqu'à demain.
s An An.
Comment !
FRANÇOIS, avec (les signes <rintelligence. Là, dans le village, au coin du lourne-bride, je viens de icconnaitre la laitière, tu snis... th bien, elle est en deuil... de son mari.
LE âlAirilE-D'iCOLE.
Diable!...
FRANÇOIS
Tu vois qu'il rc fisul pcs faire de vieux os ici..
I,r, WAITKli-u'ÉtOLE.
Ah! la laitière est en deuil ?... Pardon , madame, mais on peut faiic d'un obstacle un moyen... Vous n'a\ez aucune raison pour ne pas paraître dcvanlccltc fenmic?
SARAn.
Sans doute.
LE MAITRK-D'ixOLE.
Baignez prendre la peine d'aller jusqu'au lourrc-bridc dire à la laitière que vous venez du château où l'on a appris avec intérêt la mort de son mari , les pertes qu'elle a éprouvées et qu'on est dispose à la secourir... Engagez-la à venir ce matin ici.
SABAH
Mais à quoi bon ?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
C'est ce que je n'ai p;;s maintenant le temps de
vous expliquer... François va vous indiquer la
maison de la laitière, moi^c ne puis m'éloigner...
(Jl les recoiiduii jusqu'il la grille, l'Iiur de Marie ren-
Ire par la droite.)
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