M"!" DUBREUIL
Qu'y a-t-il?
LA LAITIÈRE
C'est elle ! (La prcuaiu par la main.) Mais regardcz-nioi donc en facel
M^ne DUBREUIL, l'arrÈlant.
Malheureuse, que fuiles-vous?
LA LAITIÈRE, criant.
Mes amis, c'est une de la bande qui a causé la mort de mon mari.
(Tout le monde se rapproche avec tunuille et curio • siié en disant : — Qu'est-ce qu'il y a? Que ditelle?)
Mn»e DUBREUIL.
Vous êtes folle! le chagrin vous égare, ma digne femme, vous vous trompez... Mais dites-leur donc que vous vous trompez,
LA LAITIÈRE
Je me trompe 1 Tenez! regardez, comme la Toilà déjà pâle ; Los depts lui claquent, la miséraWô ?
M'ne DCBRECIL.
Insolente I sortez d'ici l Oser ainsi manquer à mademoiselle!
LA LAITIÈRE
Mademoiselle! C'est vous qui êtes folle î... Mademoiselle !.. une chanteuse des rues que j'ai vue traîner dans la Cité. (IVIurmurcs des paysans ) M'ne DUBREUIL , exaspérée.
Chassez cette femme d'ici ! (Tout le monde reste immobile). Mais vous ne m'avez donc pas entendue? je vous ordonne de chasser celle femme. (!»Iurmurcs divers.) PIERRE.
Si clic la reconnaît... Elle est dans son droit., on a fait mourir son mari.
LA LAITIÈRE
Vous voulez chasser une pauvre veuve ruinée par des grcdins... Mais demandez-lui donc si elle ne me connaît pas?