DUBREUIL
Mais l'entendez-vous, mademoiselle?...
LA LAITIÈRE
T"appelles-tu, otii ou non, la Goualcusc? FLEUR DE MARIE, à voix basse et au milieu du plu.s grand silence.
Oui.
(Murmures des paysans. — Cris: Elle l'avoue! cllo l'avoue!)
M^e DUBREUIL.
Mais quoi? qu'avoue-t-elle?...
LA LAIIIÈRE.
Laissez-la répondre! elle avouera encore qu'elle vivait au milieu de ces bandits , qu'elle les connaît tous.
FLEUR DE MARIE , à voix basse.
Je puis les connaître, sans jamais...
»im" DUBREUIL, s'éloignanl.
Ah ! h malheureuse!
(.\ l'aveu de .Maiie, les sjroupes se sont portés en avant, l'entourent et la tout peu ù peu reculer par Icuis menaces.)
PIERRE
Il fallait r.ippolcr mademoiselle! Elle frayiit avec les maîtres, leffronlée'
FLEUR DE MARIE, avec effroi.
Mon Dieu I quel mal vous ai-je fait, messieurs?
PIERRE
Oui, son mari est mort... Tu connais ceux qui
l'ont fra|)pL' !
(Fleur de Marie a reculé ainsi jusqu'à la balustrade de l'étang; le Maîlre-d'École a enlr'ouvcri la porte du pavillon, et regarde );e qui se pa.ssc) LA LAITIÈRE.
Il y a une justice au ciel. (Avançant sur Fleur de Marie.) Tu ne vois donc pas ma robe noire, malheureuse! (Avançant toujours.) Les braves gcn-; ont leur tour aussi !.., Ah ! tu cruyai» qu'on tk» te reconn»Urait pas!
LES MYSTÈBHS Dl: PARIS,
ri.ElK DE MABlE, reculant.
Madame I liiailnnicl vous voulez tlonc me faire tomber Jans l'eau?