FERA KO
Que veux-tu!
LE maitre-d"école, ù Benoît qui reste au fond. Benoît, veille par là. {S. Féraud.) La moitié de ton or?
FÉRAKD.
Je n'ai pas d'or.
LE MAITRF.-d'£COLB.
En entrant dans ce bois, tu avais une cassclld à la main... tu l'as cachée... Il nous en faut notre pari.
X!, SCENK llf.
f/;uani>.
Crois-tu m'inlimider?...Tu oublies qu'on nou« poursuit.
LE MAITUi;-t)'t;COLE.
Perdus ensemble ou saiwés ensemble.
FÉUAÎiD.
Soit!
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Toul le mal que j'ai fait, (uiel en a été le prix? La misère, la peur, et de temps en lemps seulement l'oubli acheté par l'Qj^giç. Je ne veux plus de cette vie-là. * '--^
férakd.
Change-la, si tu peux ?
LE MAITRE- D'ÉCOLE
Je veux celle que lu l'es ménagée; nous nous étions partagé la puissance dÇ^ial, à moi la brutale énergie; à toi la ruse, le mensonge, l'hypocrisie... Il faut partager aujourd'hui le fruit de celle infernale alliance.
FLRAND.
Ma réponse est : Je ne veux pas !
LE maitre-d'école.
Je suis oblige de fuir et sans ressource. Vcuxlu?
FÉRAJiD.
Non! ,
LE MAITRE-n'ÉCOLE.
Nous somme'' deux... Voux-lu ?
FÙKAND.
Konî
LE MAITRE-U'ÉCOLE
Depuis long temps tu conçois le crime et jg rcxécule... Si à celle heure, poussé à bout, j'allais concevoir et exécuter... Prends garde... ce sera
terrible.
FÉBANO.
Tue-moi, j'emporte mon secret.
LE .MAITRE-D'ÉCOLE
Je ne te tuerai pas, cl tu me conduiras loimime à ton trésor... Encore une fois, ce sera terrible...
FÉRAND
Essaie!
BENOIT, venant rapidement en scène, 0:i vient! on approche I
FÉRAND, au Mîiilrc-d'Écolc.
Faul-il fuir... faut-il nous cacher?
LE MAITRK-D'ÉCOLE.
Cachons-nous ensemble.
FÉRAKD.
Dans ce caveau I
LE maitre-d'école, à Bcnolt.
Tu sais ce que je t'ai dit... il le faut.
(Tous trois descendent dans le regard.)
LES MÏSTEiU.S DI:: PAiUS