‹ Les mystères du blason, de la noblesse et de la féodalité: curiosités, bizarreries et singularitésChapitre 24 sur 28 · DES ABBESSES ET DES CHANOINESSES · texte numérisé non relu

DES ABBESSES ET DES CHANOINESSES

tions attachées à celte dignité, dont nous lui avons fait remettre les décorations ; voulons, en conséquence qu'en vertu du présent diplôme et des décorations y jointes, mademoiselle N... soit généralement reconnue en qualité actuelle de dame chanoinesse dudit chapitre.

« En foi de quoi, nous avons signé de notre propre seing et fait apposer notre grand sceau.

a Fait à Munich, le...»

Sous Tancienne dynastie, il existait aussi un chapitre, aboli de nos jours, et qui donnait aux dames nobles appelées à en faire partie la qualification de dames chanoinesses de V ordre de Sainte- Elisabeth de la Visitation.

C'était une classe de l'ordre des Quatre Empereurs^ institué pour récompenser le mérite et les vertus civiles et religieuses.

Les dames chanoinesses portaient les insignes des ordres réunis des Quatre Empereurs et du mérite du Lion de Holstein.

Quant aux chanoinesses de Nivelle, dont on trouve le titre relaté dans quelques actes, elles

étaient désignées plus particulièrement sous celui de chevalières de Saint-Geqrges ; ce n'était, à proprement parler, qu'une distinction purement honorifique.

Nous avons précédemment dit que les occupations des nobles dames du moyen âge se réduisaient à la pratique des devoirs religieux et aux travaux de l'aiguille, et qu'elles passaient leur vie dans le manoir ou le castel, étrangères aux choses du dehors et soumises à un isolement, ou plutôt à une claustration qu'expliquait l'état de la société, composée de roturiers et de nobles presque toujours divisés entre eux, et forcés d'abriter derrière les murs crénelés de leurs châteaux forts, leurs femmes et leurs biens, dans la crainte de s'en voir déposséder à la suite de quelque audacieux coup de main ou de quelque rapine.

Plus tard, lorsque la cour de France devirit le rendez-vous général de la noblesse, nous retrouvons les femmes en possession de charges, de dignités et (i'honneurs.

Sous les derniers siècles, les dames nobles jouis-

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