Passion de Greban, édit. G. Paris, v
274 LES 1ITST£RES«
De beau plone el de beau métal.
Bruyant eouune feu infernal ; De grande radeor de boullir Je .es apprendray a faillir Une aultre fois a leurs attaintes.
Le comique dans les mystères (et généralement le comique au moyen âge) manque souvent de vraie et franche gaieté. Il est en effet cruel et quelquefois féroce, même à ses propres dépens. Souvent le personnage qui raille se raille lui-même, et rit de ses misères avec une dureté sauvage qui heurte la délicatesse moderne. Ainsi dans la comédie romaine l'esclave, après quelque peccadille qui lui faisait craindre le carcan ou la croix, s'amusait à détailler d'avance les péripéties de son supplice et dépeignait gaiement la triste figure qu'il allait faire au gibet. Dans le mystère de V Assomption qusXvejmîSj devenus subitement i veugles en punition du crime qu'ils ont commis en portant la main sur le cercueil de la Vierge, font avec une verve endiablée le tableau plaisant de la vie misérable à laquelle ils sont voués désormais.
RDBEN*.
11 me conviendra désormais Aller tendre la patelette.
Hee ! que dira ma famçlette.
Je n'ay point aprins ce mestier.
JOSEPH
Chascmi de nous aura mestier D'avoir ung vai'let qui nous maine...
JACOB
Nous sommes droictement en point Pour jouer a la cline-muche.