‹ Les mystèresChapitre 63 sur 115 · Le Viel Testament, [édit. Rotschild, v · texte numérisé non relu

Le Viel Testament, [édit. Rotschild, v

ainsi entièrement détruite. Ces vers de Nabuchodonosor, dans le Vietix Testament ^ ne sont plus pour nous que de méchante prose :

Los immortel, par triumphant proesse, Hardiesse, de pompeuse noblesse - Si nous dresse grant gloire deifique, Déifiez par sublime hautesae.

Gentillesse, resplendissant richesse.

De nous qu*esse? police magnifique.

Pareil de nous n'est trouvé en cronique Soit anti^M^, car sans nulle réplique On s'appli^u^ de nous craindre sans cesse.

Au reste ce couplet est un beau spécimen du galimatias auquel le vers de dix syllabes paraissait réservé.

Une licence moins fâcheuse est celle de V enjambement y qui est fréquent dans les mystères. Souvent elle rompt avec bonheur la monotonie d'une coupe trop régulière ; mais l'abus de l'enjambement peut devenir beaucoup plus monotone que sa complète absence. Plusieurs vers de suite enjambant les uns sur les autres produisent une harmonie fâcheuse, et le rythme est ainsi complètement détruit. La reine Marguerite a commis cette faute dans ses Innocents :

Blancs, noirs et blonds ont passé par la peine

Du glaive. — Helas ! voicy qu'en la hautaine

Cité de Dieu, en gloire souveraine

Les voy logez, et nombrez entre tous

Les filz de Dieu ; et ma vie inhumaine

Me met au reug des plus malheureux fouis.

L'enjambement affecte parfois dans les mystères une hardiesse qui dépasse toutes les audaces romantiques :

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