‹ Les mystèresChapitre 75 sur 115 · Œuvres poétiques de Jacques Pdetier, Paris, 1547, f · texte numérisé non relu

Œuvres poétiques de Jacques Pdetier, Paris, 1547, f

'5. Cité par G. Paris : Passion d*Arnoul Greban, Introduction, p. xi, note 2.

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naires biographiques ^ Cependant Simon de Gompiègne peut n'être pas Simon Greban ; nulle part on ne voit que Simon Greban ait été moine & Saint-Ricbier en Pontbieu, au contraire on sait qu'il était chanoine au Mans comme son frère Ârnoul ^ C'est au Mans qu'il mourut ou du moins fut enterré. Enfin une preuve plus positive que les deux Simon sont diffé* rents» est celle-ci : Le Ci^^ de Philosophie, comme Tavoue la Croix du Maine, sans réussir à expliquer ni à résoudre cette difliculté, et comme le dit d'ailleurs formellement le titre de l'ouvrage, fut t translaté de latin en françoys a la requeste de Philippe le Bel, roy de France, » et l'examen du livre confirme entièrement ce témoignage. Or Philippe le Bel est mort cent ans au moins avant la naissance de Simon Greban,

Le plus ancien document relatif à l'un des Greban est contenu dans une quittance tirée des archives de Téchevinage d'Abbeville, datée du 31 décembre 1452, par laquelle est restituée à « Guillaume de Bonoeuil » une somme de dix écus d'or, « que avoit payé pour avoir les jus de la Passion aParis, a maistre Ernoul Greban ^ » .

Ainsi en 1452, « Ernoul Greban » avait déjà assez de réputation pour qu'on vînt d'Abbeville à Paris acheter à beaux deniers comptants un exemplaire de sa Passion. D'autres villes sans doute agissaient comme Abbeville. Arnoul Greban était déjà « maistre », c'est-à-dire maître es arts, grade qui ne s'obtenait pas avant vingt-deux ans*. Mais l'auteur d'une Passion en trente mille vers, et si fameuse, pouvait-il avoir moins de

1. Sorel, notice citée, p. 9.— Hauréau, llist, liti. du MainCt art. Greban.— D. Piolin, Recherches sur les mystères reprês. dans le Mains. — Nouvelle Biographie généraUj artiolo Gresbàn. Seul GoUctet, dans ses Vies des Poètes, maintient au Mans, sur la foi de Marot, la naissance des Greban. (Voy. la Passion de Greban, éditée par G. Paris, Introduction, p. vi, note 2.) L'incendie du Louvre, en 1871, a fait périr l'original de Colletct; mais la Vie des Greban survit dans une copie moderne (Biblioth. nation., ms. Durand de Lançon, nouv. acquis., fr. 3073.)

2. Voy, une savante discussion de cette question obscure dans Tlntroduc-» tion à l'édition de la Passion de Greban, par G. Paris, p. x.

3. Voy. le texte de cette note aux Représentations : 1455, Abbeville, la Passion.

4. Thurot, de l'Organisation de l'enseignement dans l'Université de Paris au moyen âge, p. 60.

trente à trente«cinq ans ^ ? Il semble donc raisonnable de pla<> car vers 1420 la naissance d*Arnoul Greban,

C'est après avoir pris tous ses grades dans la faculté des arts qu'on pouvait solliciter ceux de la faculté de théologie. En 1456, Arnoul Greban fut reçu» à Paris, bachelier en théologie; comme en fait foi le registre même de la faculté ^ Dans une note qu'on lit en tète du manuscrit 816 de la Passion d'Arnoul Greban, l'auteur est ainsi qualifié : c Maistre Arnoul Gresban, notable bachelier en théologie, lequel composa ce présent livre a la requeste d'aucuns de Paris. > Ce manuscrit est daté de 1473 ^ La note est du même temps.

A cette date il est probable que maistre Arnoul Greban avait déjà quitté Paris pour le Mans, où nous savons (par le témoignage de la Croix du Maine) qu'il vécut et mourut chanoine de l'église cathédrale de Saint-Julien \ Nous ignorons quand se termina sa vie.

Quant à son frère Simon, sa carrière est à peine mieux connue. En 1468 il figure sur un état des officiers de la maison de Charles d'Apjou, comte du Maine*; il avait donc suivi son frère dans cette province. Selon la Croix du Maine il fut secrétaire de ce prince \ En 1472, il payait dix livres le loyer d'une maison qu'il occupait au Mans en qualité de chanoine de Saint-Julien % ayant obtenu la même dignité qu'avait Arnoul, ayant même succédé peut-étre à Arnoul. Rien ne dit en effet que ce dernier vécût encore à cette date. Quand Simon mourut, on lui éleva dans la cathédrale, devant l'autel Saint-

1. D*ailleurs le nom cl*Arnoul Greban ne figurant pas sur les registres de la faculté des Arts conservés pour les années 1444-1456, il dut être reçu maître avant 1444. Voy. la Passion de Greban, édition Paris, Introduction, p. v.

2. Voy. l'extrait de ce registre dans l'Introduotion à l'édition de la Passion de Greban donnée par G. Paris, p. Jii.

3. Voy. le texte intégral de cette note, t. II, Analyêêa : PaiHm d*Arnoul Greban.

4. La Croix du Maine, Bibliothèque franpaisêy II, 408 (177S).

5. Etat de la maison de Charles d'Av^ou en 1468. Bibl. nat., mu. f^., 7855, cité par Vallet de Viriville (Biographie générale, article Gresban, et Sorel, notice citée, p. 10). Charles d'Anjou fut comte du Maine, après René le Bon, de*puis 1440.

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