Bibl. nat., îi\ 2922, f> 25, cité par Chereau, p
4. Documents sur Vhistoire du théâtre à Angers et sur le véritable auteur du mystère de la Passion^ par Célestin Port. Bibliothèque de TÉcolo dos chartes, série E, t. II, p. 69-79. Voy. p. 72.
LES AUTKUHS PëS MYSTÈRES. W
qu'il verra eitre a faire» pour adviser et escripre lesfainctes et esbatements qu'il conviendra faire es carrefours de la ville et ailleurs pour la venue du roy* ^.
Certes il devient à peu près certain que ce Jean Michel chargé de préparer à Charles VIII une réception pompeuse, avec « fainctes et esbatements », est le marne qui, dans la même ville, deux années plus tôt, avait fait représenter avec tant d'éclat la Passion remaniée par lui.
Il reparaît à Angers, huit années plus tard, dans un acte civil pour le partage des biens de son beau-père, où il est dit c qu'il est nécessité audit Michel se retirer vers le roy ledit jour de lundi prochain ». L'acte est du 4" février 14'96^ Jean Michel de Pierrevive était mort depuis six mois. Il s'agit donc de son homonyme dans cet acte, et par conséquent dans les précédents ; car tous les trois s'appliquent au même personnage, enfant d'Angers, et marié dans cette ville. C'est le même Jean Michel, c'est le médecin du dauphin qui reparaît au conseil de ville d'Angers le 14' avril 1501 ^ Il meurt la même année, car le 17 janvier 1502, sa veuve, « la veuve de feu maistre Jehan Michel, en son vivant docteur en médecine, régent en l'université d'Angers, > adresse une requête au conseil de ville pour obtenir le maintien de certain privilège « dudict feu son mari * » .
Tous ces faits sont bien liés et paraissent évidents. Un seul demeure obscur, et c'est malheureusement le plus important. Jean Michel l'Angevin, que le conseil de ville d'Angers choisit pour médecin de la ville au lendemain de la représentation de i486, est-il bien le même que le « très éloquent et scientifique docteur » qui venait de remanier la Passion^ jouée dans cette ville en cette occasion « triumphanment et sumptueusement ». C'est extrêmement probable, ce n'est pas tout à fait démontré °.
1 Voy. G. Port. Bibliothèque de l'École des chartes, gério E, t. II, p. 72.