‹ Les mystèresChapitre 83 sur 115 · Id., ibid., et Chereau, p · texte numérisé non relu

Id., ibid., et Chereau, p

5 M. Chereau a découvert un Jean Michel ipserit sur les registres de la Fa-

C'est à ce personnage encore si mal connu que quelquesuns ont voulu faire honneur d'un autre mystère, celui de la Veng.eance de Jésus -Christ. Mais cette attribution n'est fondée que sur une hypothèse bien hasardeuse. L'édition de la Vengeance est ornée d'une gravure qui représente l'auteur mitre et nimbé. L'éditeur probablement avait voulu figurer l'évèque Jean Michel, qu'il croyait peut-être auteur de la Vengeancey aussi bien que de la Passion. Là-dessus l'on a dit* : Si l'on s'est trompé en attribuant à l'évèque la Passion^ qui est du médecin, on a dû commettre la même erreur au sujet de la Vengeance; et puisqu'on l'attribue aussi à l'évèque, c'est qu'elle est aussi du médecin. Le raisonnement ne paraît pas suffisamment rigoureux. On pourrait aussi bien soutenir que l'évèque est vraiment l'auteur de la Vengeance^ ce qui a fait qu'on lui attribua faussement la Passion.

— Guillaume le Doyen*, notaire à Laval, vivait à la fin du xv*" siècle et au commencement du xvi*. Il composa plusieurs mystères ou moralités, en dirigea la représentation et y tint lui-même son rôle; à la fois auteur, directeur et acteur. Le peu qu'on sait de lui n'est connu que par ses Annales et Chroniques du pays et comté de Laval et parties circonvoisines y îonrnal en vers de sa vie, tenu par lui avec soin de 1480 à 4537. 11 y a consigné ses exploits dramatiques. En 1494, il fit jouer une Nativité qui était son œuvre. En 1524, il tint le rôle de Judas dans un mystère de la Cène. Enl527, il joua l'Homme dans une moralité intitulée les Sept Rolles. On trouvera aux Représentations de plus amples détails sur les pièces qu'il fit jouer. Le journal cesse en 1537; l'auteur mourut sans doute vers cette date.

— L'auteur du mystère de Saint Martin qui fut représenté par les bourgeois de Seurre en 1496, André ou Andrieu de la Vigne, était né à la Rochelle. Il devint, on ne

culte de médecine de Paris de 1471 à 1475 (Chereau, p. 23), mais on ne sait duquel il s*agit là.

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