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soin d’éditer sa volumineuse correspondance.
Elle termine en disant qu’un citoyen Michel, bien connu dans la république des lettres, demeurant à Nancy, rue Saint-Dizier, reste le dépositaire des lettres originales.
Il est bon d’ajouter que l’annonce du dépôt vaut celle de la blessure. Si plusieurs Michel existaient alors en Lorraine, le seul d’entre eux qui se soit fait connaître par quelques ouvrages n’habita jamais la rue Saint-Dizier. Le fait nous est garanti par une lettre de son fils, aujourd’hui notaire à Nancy.
Le temps était peu propre aux éclats littéraires, et cette publication paraît avoir fait peu de sensation. Dans une étude intéressante sur les Mystificateurs, M. Paul Lacroix dit cependant que Grimod de la Reynière eut à se défendre contre des mécontents qui lui attribuaient la paternité du recueil. Il cite même à ce sujet une lettre où Fortia de Piles offre à Grimod le concours de son épée, sans s’avouer positivement la cause réelle du débat. Il est peu probable cependant que Grimod n’ait pas su à quoi s’en tenir, car 1l avait reçu Fortia de Piles à sa table et partageait, comme l’on sait, son goût pour la mystification. De son côté, Fortia ne négligeait aücune occasion de faire passer à
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la postérité le souvenir des solennités gastro nomiques de son ami; on en trouve des relations, non-seulement dans sa Correspondance (édition de 1795), mais dans deux recueils d’anas , faits à une date bien postérieure, — Omniana et Souvenirs de deux anciens militaires.
Avant le travail de M. Paul Lacroix, la Biographie universelle a été le seul ouvrage où l’on se soit étendu sur le compte de nos deux auteurs. L'article qui leur est consacré est signé par Michaud jeune, et nous avons motivé plus haut la confiance qu’il nous inspirait. Les quinze lignes consacrées à la Correspondance philosophique se terminent par cette réflexion, à laquelle nous sommes heureux de répondre :
— «Ïlest étonnant que ce livre, devenu rare, n'ait pas été réimprimé. »
Bien avant la date des lettres contenues dans sa publication, le comte de Fortia se plaisait à fomenter de petits troubles littéraires en écrivant à droite et à gauche diverses épîtres dont les allures exagérées trahissent l'intention secrête. Nous en trouvons la preuve dans le quarante et unième volume des Contemporaines. Leur auteur était souvent attaqué par le Journal de Nanci. M. de Fortia relève les passages qui pouvaient exciter la colère de Rétif, et les énu-
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