‹ Les mystifications de Caillot-Duval avec une choix de ses lettres les plus étonnantes Suivies des Réponses de ses victimes Introduction et éclaircissementsChapitre 19 sur 69 · RE RE · texte numérisé non relu

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forcée de convenir qu’il a bien réellement le sentiment épuré de l’amour. Faites-moi le plaisir de remettre à mademoiselle votre sœur, la lettre ci-jointe :

| la sienne est si joliment écrite, que je n’ai pu m'empêcher de lui en faire mon compliment ; j’entrevois qu’elle -doit être fort aimable.

Vous avez oublié de cacheter votre lettre pour le prince, comme je vous Pavais recommandé ; souvenez-vous-en pour la première qui contiendra beaucoup de choses que Je suis censé ignorer.

J'ai Phonneur d’être, etc.

À Mademoiselle S.., lainée, à Paris.

(Incluse dans la précédente.)

Nancy, le 11 novembre 1785.

Je vous avoue, mademoiselle, que votre lettre m’a enchanté, elle m'inspire le

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En 9 — plus grand désir de faire votre connoissance, et je suis persuadé que votre société ne peut qu'être infiniment agréable.

Que j'aime à voir deux sœurs vivre en aussi bonne intelligence ! cela fait l’éloge de vos cœurs. Comme vous me semblez avoir toute la confiance de votre aimable sœur, je vais m’ouvrir à vous sur certains points délicats, auxquels j’espère que vous me répondrez avec la même franchise.

Jose me flatter que vous n’avez point pris de moi une idée défavorable ; la démarche que je fais aujourd’hui n’a pour

principe que lamitié la plus pure, et la

moins susceptible de soupçons fàcheux.

Soit dit entre nous, je désirerois bien que vous voulussiez me faire connoître le caractère de mademoise!le votre sœur : quels sont ses goûts, le genre de ses sociétés (article essentiel). Le prince est Ia douceur et la bonté même; il est gai et ouvert : son foible {il est bien pardonnable) est de vouloir être aimé. C’est un modèle de constance, du moment qu’on lui plait :

il faut pour cela des attentions soutenues,

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