‹ Les mystifications de Caillot-Duval avec une choix de ses lettres les plus étonnantes Suivies des Réponses de ses victimes Introduction et éclaircissementsChapitre 37 sur 69 · A AAA TL RL · texte numérisé non relu

A AAA TL RL

Le courroux du prince m’a causé véritablement de la peine mais c’est pour vous que j'ai craint. Je lui passe très-volontiers les termes dont il s’est servi pour nous apostropher. On voit bien quilsse sent un peu de la rudesse du climat qu’il habite, mais, quand 1l aurat séjourné quelque tems à Paris en devenant un prince accompli, il apprendra que les manières honnaites et gracieuses dont on use à l’égard des femmes rendent leur commerce plus doux et plus agréable.

Adieu, pénitent agréable, vous allez commencer votre ramadan, je vous souhaite patience et bon courage , faites ensorte de venir au plutot participer aux amusemens de notre carnaval.

J'ai Phoneur d’être, etc.

AVS. e SVT CT VI Pen

NO NT og N SN SNS

À Mademoiselle S.. l’ainée, à Paris.

Nancy, le 10 janvier 1786.

J’ai recu, ma charmante amie, votre aimable épitre du 28; elle m’a réconforté au point de faire hausser mes actions à un degré que je ne connoissois plus depuis ma disgrâce.

La nature, muette chez moi, s’est fait entendre avec l’énergie de mes premières années : hier encore, entièrement occupé de vous pendant mon sommeil, je me suis réveillé nageant dans une mer de délices.

Non, je ne puis me persuader que cet ordre mendiant, si connu par son extérieur bizarre, ait jamais eu d’aussi bonne fortune.

Ce qui a mis le comble à ma félicité, c’est que son altesse a bien voulu oublier mes torts, et me rendre ses bonnes grâces au jour de l’an. J’ai été admis à l’honneur du saicebul”; c’est ce qui répond à la faveur

* Même remarque que pour les précédents anagrammes.

Page 1