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de baiser la main : mon ordinaire a été changé; je mange à la table du prince, et tous les jours nous nous régalons de cagupeles, c’est son plat favori : il répond à cette espèce d’oublies que vous appelez plaisir des dames ; il faut toujours les manger entiers, ou ils ne valent rien. Vous savez mieux que personne combien il est difficile de garder long-temps intacts des objets aussi délicats.
Il y a toute apparence que nous ne serons à Paris que vers le milieu de février :
je me ferai un plaisir de me rendre chez vous le plutôt possible; ma consolation, jusqu’à ce moment, sera de recevoir de vos chères lettres. Quant au prince, il ne m'a plus parlé de vous, et vous sentez que je n’ai pas été tenté de lui en ouvrir la bouche; car j'ai encore le gosier empâté de ce vilain chartoufedu, et de ces maudits codelipons, qui ont pensé m’étrangler.
Je m’attendois à voir, dans votre lettre, le mot du logogryphe que je vous ai envoyé : dès que vous Pavez deviné, vous auriez dû me le mander; je vous en aurois
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envoyé un autre. Je travaille en ce genre, sans prétention et avec facilité, je tourne aussi fort bien les compliments de bonne année et les envois d’étrennes; ça été même l’origine de ma fortune.
J'ai honneur d’être, etc.
A M. le C*** (2), à Abbeville.
Nancy, le 23 septembre 1785.
Le conte des Grelots, monsieur, la-
nalyse des eaux de Fruges, et nombre de
chansons , d’épigrammes, de logogryphes
et d’amphygouris, dont vous avez enrichi
le journal littéraire de Nancy, m’ont donné la plus haute idée de vos talens, et m’ont
prouvé que les vers et la prose vous
étoient également familiers. Je ne puis
différer plus long-temps le tribut d’éloges | qui vous est dû, et l'hommage de ma re- | connoissance pour le plaisir que vous m’a- | vez fait éprouver. Que l’auteur de ce jour-
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