DE COPERNIC
À M. Sou'”, rue Dauphine, à Paris (4).
Nancy, le 4 novembre 1785.
J’ai cru, monsieur, que dans une affaire aussi importante que celle dont il s’agit, je ne pouvois mieux m'adresser qu’au phénix des bottiers de la capitale. Je sais que vos talents supérieurs vous ont mérité Phonneur de botter notre souverain et son auguste moitié. Veuillez bien me donner un éclaircissement sur une chose qui, en intéressant beaucoup ma bourse , intéresse aussi votre réputation. Un maître bottier de cette ville vient de faire une paire de bottes sans couture, qui a fait admiration de toute cette contrée. Il a prétendu qu’au- | cun bottier de Paris n’en ferait autant.
Plusieurs officiers de la garnison, surpris
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ie d’une découverte aussi merveilleuse, au premier abord, ont abondé dans son idée, et ont offert de parier cent louis. Moi qui Suis pers! uadé que tout ce qui se fait en province doit se faire à plus forte raison à Paris , J'ai vo les c nt louis sans hésiter : faites- moi le plaisir de me mander si vous vous croyez capable d’en faire autant; si vous l’êtes, comme je n’en doute a et que mes adversaires ne s’en rapportent pas à votre lettre, je vous écrirai pour lors de faire une paire; et, pour couper à tout , si vous pouvez avoir une attestation des syndics de votre corps qui assure la chose possib ole , cela suffira. — Je SUIS!, JEUES
Réponse.
Paris, le 9 novembre 1785.
Monsieur, c’est pour répondre à la lettre que vous m'avez fait l’honneur de m'écrire