‹ Les mythes de la BibleChapitre 110 sur 118 · RÉCAPITULATION ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION ET CONCLUSION

14° Enfin, nous avons vu, dans Contradictions, que la Bible est hérissée de contradictions stupéfiantes et d'exagérations absurdes; on y constate même certaines phrases restées inachevées et des mots omis : toutes erreurs si grossières qu'un écolier quelque peu soigneux rougirait de les avoir commises.

Conclusion. — Dans ses parties les plus anciennes, la Bible n'a rien d'historique ; ses personnages sont des symboles, et ses petits drames des mythes. La plupart sont des représentations ethnographiques; plusieurs ont pour objet l'établissement de coutumes qu'on voulait rendre obligatoires ; quelques-uns ont trait à des événements du temps de la Monarchie, enfin l'un d'eux, le plus beau peut-être, relève de la philosophie morale.

Les contradictions et les incohérences sont le fait du combinateur qui, sans art ni méthode, a taillé à coups de serpe, dans les légendes les plus diverses, des lambeaux qu'il a cousus pêle-mêle les uns au bout des autres.

Les phrases inachevées et les mots omis sont imputables à la négligence du scribe qui copiait d'une main indifférente le manuscrit confié à ses soins.

Quant à l'argumentation qui se déduit de l'ensemble contre le décret du Coqcile de Trente, elle a été donnée à la Préface. Maintenant que le flot des preuves s'est déroulé aux yeux du lecteur dans le cours de ce livre, elle apparaîtra, en la relisant, encore plus solide, et les conséquences qui en découlent, irréfutables. Alors la conviction s'établira pour jamais dans l'esprit

que Dieu n'a ni composé ni inspiré la Bible, et que la Bible ;est bien une œuvre humaine, exclusÏTement humaine.

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