RÉCAPITULATION ET CONCLUSION
nent d'hostilité, soit la tribu que haïssaient d'autres tribus du même groupe.
80 Nous avons vu, dans le Mythe d'Abraham, qu'Abraham vn'a aucune réalité historique; Abram « le Grand Ancêtre » est une création de l'imagination populaire qui essayait de représenter les origines de la nation israélite sous les espèces d'un symbole concret et vivant.
Puis, en mariant Abraham avec Hagar et Kétoura, on essayait de représenter sous une forme familiale et expressive les rapports de tout genre, anthropologiques et politiques, qu'on avait avec les peuples issus du croisement fictif du Grand Ancêtre avec des étrangères.
Enfin, postérieurement, le clergé et les prophètes profitèrent de la popularité du mythique personnage pour lui attribuer l'institution de coutumes qu'on voulait rendre obligatoires.
90 Nous avons vu, dans le Mythe de Jacob, que Jacob n'avait aucune réalité historique. Du reste, comme Abraham n'ayant jamais existé n'avait pu avoir d'enfants, il se déduisait naturellement de ce fait que les fils du patriarche, ses petit-fils, bref, que toute sa postérité n'avait pas plus de réalité historique que lui. Tous ces personnages ne sont, en effet, que des mythes ethnographiques .
10° Nous avons vu, dans le Mythe de Joseph , que l'individu Joseph, absolument dénué de réalité historique, personnifie une tribu israélite qui, en butte à la jalousie des autres tribus du même groupe, émrgra au temps
des Hyksôs,en Egypte, où, par son courage et les services rendus, elle réussit à se faire une situation privilégiée. Plus tard, elle rentra au giron du groupe Israélite, dont elle devint la plus puissante tribu.
ll^Nous avons vu, dans VOrigiîie égyptienne des lévis ou lévites, quelle influence avait eue TEgypte sur la religion d'Israël; comment les Israélites avaient emprunté à ce pays TArche, résidence de Dieu, la plupart des cérémonies du culte et surtout le clergé. L'institution du clergé est issue des lévis. Égyptiens que les familles israélites s'étaient associés pour l'accomplissement des rites sacrés, et qu'elles emmenèrent avec elles en Kanaan.
12o Nous avons vu, dans les deux Décalogues, comment ces deux Décalogues annoncés et proclamés comme absolument identiques sont, en majeure partie, radicalement dissemblables.
i^^ Nous avons vu, dans Moïse, quelle a été, après examen critique des faits et des témoignages, la réponse à la première question : Moïse a-t-il existé ? Quoiqu'il n'y ait pas un seul argument décisif en faveur de la réalité historique de ce personnage, on peut cependant admettre son existence comme probable.
A la seconde question : Moïse était-il Egyptien ? la réponse a été affirmative. Entre autres arguments, le nom primitif Mosé est la transcription hébraïque du nom théophore égyptien Ah-mos, Fils disis, écourté par la chute du nom de la Divinité Ah, Isis, Quant au nom Moïse, c'est un nom fabriqué artificiellement par les Juifs alexandrins, quatorze siècles plus tard.