F. Lenormant, Origines de l'HUt., tome II, page
Et il en est de même pour Ténumération des divisions secondaires de ces grands peuples, qualifiés de petitsfils de Japhet*.
Y. — Ponrqaoi la parenté physiologlqae des langues n*a pu être an critérlvm de elassilIcaCien pour rÉlohlsCe.
« La parenté physiologique des langues n'a pas pu être pour TÉlohiste un élément de groupement, de détermination d'une affinité entre les peuples. L'idée môme d'une étude comparative des idiomes parlés par les différents peuples, de leur classement par groupes ou familles, composés d'individualités se rattachant à une source commune , est demeurée étrangère à l'antiquité tout entière. Un génie aussi vaste et aussi méthodique qu'Aristote n'a pas su entrevoir dans les langues un peu de cette règle et de cet ordre qu'il tâchait de découvrir dans tous les règnes de la nature. A plus forte raison, ce fait, qui échappa à Aristote lui-môme, n'avait-il frappé personne dans la haute antiquité. Il serait vraiment puéril d'en chercher la notion chez les écrivains bibliques. Pour eux» le langage n'est pas ce qui réunit les peuples en familles, c'est au contraire ce qui les diversifie et les divise par ses variétés, qui seules les frappent.
« Le classement des peuples par familles dans le le document du chapitre X de la Genèse n'est donc en aucune façon linguistique. Des peuples parlant des
i. F. Lenormant, Origines t tome II, page ill.
idiomes étroitement apparentés entre eux y sont inscrits dans des races diverses ; en revanche, la même race comprend plus d'une fois des nations dont les langues sont radicalement différentes et irréductibles entre elles. Mais presque toujours l'auteur a eu, au point de vue de l'ethnologie, raison d'opérer ainsi son classement ; il s'agissait de cas dans lesquels il y avait divergence entre la race et la langue *. »