‹ Les navigations françaises et la révolution maritime du 14e au 16e siècle, d'après les documents inédits tirés de France, d'Angleterre, d'Espagne et d'ItalieChapitre 8 sur 10 · CONTENUES DANS CE VOLUME · texte numérisé non relu

CONTENUES DANS CE VOLUME

Préface i

L'histoire des Français dans les pays d'outre-mer n'existe pas. — Les commencements de cette histoire, hérissés de problèmes, en sont une première preuve. — Importance qu'il y a à résoudre ces problèmes. L'ensemble des événements auxquels ils se rattachent marque une ère nouvelle par l'expansion de l'Europe sur les parties du m'onde inconnues aux anciens, et annonce ainsi l'unité de civilisation qui se prépare.

I. — Les marins de Normandie aux côtes de Guinée avant les Portugais n

La recherche d'une route aux Indes à travers l'Océan a été la cause de la découverte du reste du monde par l'Europe. Mais des navigations n'ont-elles pas pu avoir lieu dans les mers d'Afrique et d'Amérique avant les explorations connues ? — Traditions sur les découvertes des marins de Normandie aux côtes de ce premier continent avant les succès des Portugais. Ces traditions, appuyées par beaucoup d'auteurs et même par les traditions de peuples africains, ont rencontré une vive ré-

sistance de la part des Portugais. — L'opposition des érudits de cette nation, appuyée par quelques Anglais , nécessitait de chercher en faveur de la tradition des Normands de plus fortes preuves que celles qui avaient été présentées. — Découverte, en Angleterre, d'un document de ce genre qui rectifie et complète la tradition des Normands. Publication de ce document. Il ne permet plus de douter que les marins de Normandie n'aient précédé les Portugais aux côtes d'Afrique et n'y aient en même temps porté l'Évangile.

II. — Les deux Indes au XVe siècle et l'influence française sur Christophe Colomb 71

Ce que saint Augustin et le poëte L. Pulci, par la bouche du démon Astaroth , ont dit de l'existence des Antipodes. — Le temps donne raison au poète à la suite de la recherche d'un passage aux Indes pair le sud-est et par le sud-ouest. — Routes de l'Inde avant le XVe siècle par la Syrie, par l'Egypte, par la mer Noire, quand la Méditerranée était le grand champ d'action de l'Europe. — Les chrétiens alors appelés sur ces diverses routes par leurs luttes contre les mahométans, maîtres de Jérusalem et du tombeau du Christ. — Premières relations des rois de France avec le grand khan de Tartarie, dans l'espérance commune d'une alliance contre les mahométans. — Voyages de Marco Polo dans les États du grand khan. Connaissance de l'existence, en Asie, d'un souverain et pontife chrétieri, nommé le Prêtre-Jehan. — L'occupation successive des routes de la Méditerranée et de la mer Noire par les musulmans oblige les chrétiens qui avaient été maîtres de deux de ces routes d'en chercher une par l'Océan, indépendante des ennemis de leur foi. — L'espoir de trouver le Prêtre-Jehan porte d'abord sur cette mer les explorateurs portugais au delà du capo di Diab, le dernier cap de l'Afrique. — Le projet de conversion du grand khan est ensuite la cause de la découverte imprévue de l'Amérique. Colomb part avec des lettres pour le grand khan, qu'il va chercher par

l'ouest. — La relation manuscrite de la conquête des Canaries, par Béthencourt , prouve que les Français avaient précédé les Portugais dans la pensée de chercher le pays du Prêtre-Jehan par l'Afrique. — L'extrait d'une lettre même de Colomb montre également l'influence qu'ont exercée sur lui les idées de nos cosmographes, et en particulier celles du cardinal d'Ailly, relativement à la proximité de l'Europe et de l'Inde du côté de l'ouest. — Détails sur le cardinal d'Ailly. Ses traités existent annotés par Colomb dans la bibliothèque Colombienne. — Les pays transatlantiques découverts à la suite de la recherche d'un passage aux Indes par l'ouest avaient-ils été découverts avant ces entreprises ? — L'auteur cherche à reconnaître l'époque à laquelle les Français ont paru pour la première fois sur l'Océan dans la direction des Indes occidentales, en même temps qu'ils continuaient leurs relations avec l'Orient par la Méditerranée. — Traditions des Basques du pays de Labour sur leurs découvertes au Labrador, à Terre-Neuve et même au Canada. Nouveau document sur ce sujet, plus détaillé que celui de Clérac. — Tradition des Rochelois sur leurs navigations dans les mêmes parages en 1488. — Examen de la tradition des Dieppois sur les découvertes du capitaine Cousin au Brésil, ayant a bord un capitaine espagnol qui aurait guidé et soutenu plus tard Christophe Colomb vers les Indes méridionales. — La connaissance donnée récemment d'une carte de Pierre Desceliers, faite en 1 555, détruit un argument de l'auteur des Mémoires chronologiques de Dieppe, en faveur de la navigation de Cousin.

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