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que les bois dans les arsenaux de Barcelone et garda tout le reste pour lui.
« Malgré les oppositions et les contradictions faites par Ravago, linvention de Garay fut approuvée, et. si l'expédition dans laquelle Charles-Quintétait al engagé n’y avait mis obstacle, il l'aurait sans doute favorisée,
« Avec tout cela, l'empereur avança l’auteur d’un grade, lui fit un cadeau de 200,000 maravedis, ordonna à la Trésorerie de lui payer tous les frais et dépenses, et lui accorda en outre plusieurs grâces.
« Cela résulte des documents et des registres originaux que l'on garde dans les archives royales de Simancas parmi les papiers de l’État du commerce de Catalogne et ceux des secrétariats de guerre, de terre et de mer dudit an 1543
« Thomas GoNZALES.
« Simancas, 27 août 1825. »
Malgré ce que cette allégation semble avoir de positif, un de nos plus illustres savants s’est vivement opposé aux conclusions que don José Navarrete a voulu en tirer, à savoir que Blasco de Garay devait être considéré comme le véritable inventeur des machines à feu, et que les vaisseaux à vapeur étaient une invention espagnole.
Pour moi, je laisserai des hommes spéciaux discuter les arguments de M. Arago, et, quoi quil en puisse ressortir, je rendrai néanmoins hommage au génie du marin Espagnol, en citant une pièce dont l'original m'a été obligeamment communiqué, il y a quelques années, par feu M. Laverdet.
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Cette pièce est une pétition de Blasco de Garay lui-même, dans laquelle il donne avis, en date du 1°" mai 1542, de l’état où se trouve sa machine, et comment il a besoin de se procurer un navire de 300 tonneaux.
Blasco de Garay s'énonce en des termes (1) dont voici la traduction :
« Majesté sacrée, impériale, catholique,
« Par d’autres lettres que le payeur de V. M., dit Cacalla, et moi avons écrites, Votre Majesté aura su qu’il y a du temps que cette machine à faire marcher les navires en temps de calme est terminée, et qu'il ne manque plus que le navire où elle doit être placée. Le navire doit être au plus de trois cents ton-
(1) Sacra Cæsarea Catholica Magestad,
Por otras que el pagador de Vuestra Magestad, dicho de Caçalla, y yo, hemos escrito, sabrä Vuestra Magestad como a dias que este ingenio de andar los navios en tiempo de calma està acabado, que no falta sino el navio en que se ha de assentar. El navio a de ser de hasta trezientas toneladas, o de alli abaxo, porque el ingenio no esta hecho para mas. Ha de ser navio que quepa libremente un hombre de baxo del alcaçar, y que tenga su puente como todos los de Vizcaya lo tienen, y casi los mas de Levante, aunque no todos. Y cumple que se flete a posta para esto, por si Vuestra Magestad querra mandar que ande con las galeras, y para si fuere menester ir a Barcelona o a Vizcaya a dar orden como se hagan mas ingenios por aquellos. Y porque estoy muy satisfecho que cumpliré lo que é ofrecido a Vuestra Magestad, asi en esto como en lo demäs, suplico a Vuestra Magestad mande que luego se tome el que mas a proposito fuere en Caliz o donde se hallare,
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414 APPFENDICE.
neaux ou au-dessous, parce que la machine n'est pas faite pour davantage. Il faut que ce soit un navire où un homme puisse se tenir dans le château, et dont le pont soit comme dans tous les navires de Biscaye et dans la plupart de ceux du Levant, mais non dans tous. Et il convient de le fréter expressément pour cela, au cas où V. M. ordonnerait qu'il aille avec les galères, et qu'il fût besoin d'aller à Barcelone ou en Biscaye, pour voir à ce qu’il se fasse d’autres machines pour ceux-là. Et comme je suis très-assuré que j’accomplirai ce que j’ai promis à V. M. en ceci comme en tout le reste, je supplie V. M. d'ordonner
(porque aqui al presente no haï navio que passe de cien toneladas), y se embien dineros para ello.
Asi mesmo suplico a Vuestra Magestad, pues ya este negocio no esta por mi sino por Vuestra Magestad, que no ha mandado darme el navio que para poder esperar le, se me haga merced de algun pequeno socorro, pues la quaresma passada ovo un año que no e rescevido blanca. Y yà que no sea por esto, lo hago Vuestra Magestad por amor de Dios, porque estoi en estrema necesidad, que la careza de la tierra me ha destruido y adendado. Nuestro Senor la real persona imperial estado de Vuestra Magestad guarde y prospere en su sancto servicio. De Granada primero de mayo, de buelta para Malaga a esperar mandado de Vuestra Magestad.
Besa las imperiales manos de Vuestra Magestad BLASCO DE GARAY.
A la Sacra Cæsarea Catholica Magestad del Emperador Nuestro Senor, en su consejo de la guerra.
Peticion de Blasco de Garay.
Primero de mayo 1542.
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"est pas que l'on prenne le bâtiment qui conviendra le mieux
navire à Cadix ou là où il se trouvera; il n’y en a ici en ce
et dont moment aucun qui dépasse cent tonneaux, et que Biscaye l'on envoie de l'argent pour cela. 1 on dans « Je supplie également V.M., puisque cette affaire 3% it pour ne vient pas de moi, mais de V. M., qui n’a pas or- k le avec donné de me fournir le navire, qu'afin de me per- é rcelone mettre de l’attendre, il me soit fait merci de quelque k: d'autres petit secours; il y a eu en effet, le carême passé, une l s-Assuré année que je n’ai reçu un blanc. Et ne fût-ce point en ceci à cause de cela, que Votre Majesté le fasse pour L donner l'amour de Dieu, car je suis en pénurie extrême, la | cherté du pays m'ayant ruiné et endetté. Que notre jen tone- Seigneur garde la royale personne et le domaine im- l périal de Votre Majesté, et la fasse prospérer en son ‘ negocio saint service. — De Grenade, le 1°" mai, en retour il
mandado vers Malaga pour y attendre les ordres de V. M. ñ
merced -« Je baise les mains impériales de V. M. ns ovo un Fo , lo hago « BLasco DE Garay. » !
estrema ; dendado. Cette lettre m’a paru très-curieuse à cause du suc- à Mages- cès de l'entreprise que MM. Navarrete et Thomas es Gonzales attestent; mais il importe de faire con- Fi
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naître que déjà un projet de faire marcher un navire en temps de calme avait été présenté onze ans auparavant à Charles-Quint.
La lettre suivante (1). adressée par le marquis Mai
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Sacra Cæsarea Catholica Real Magestad,
(1) Aqui hai un-grande hombre en letras, del qual pienso que : Vuestra Magestad se acordarä y muchos alla le conosceran, porque '
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à cet empereur en 1531, nous donne sur ce point des notions d'autant plus intéressantes, que le souvenir s’en rattache à la mémoire d'un savant illustre, et montre l'empressement des ambassadeurs du Portugal et de l'Espagne pour se procurer ce moyen. Il y a là peut-être la cause des recherches et du succès de Blasco de Garay, que M. Arago conteste, à tort suivant moi.
« Majesté sacrée, impériale, catholique, écrit de Rome le marquis, il y a ici un homme grand dans les lettres, dont je pense que Votre Majesté a gardé le souvenir; et beaucoup d’autres auprès de vous le connaissent, parce qu'il est de ceux qui ont peu de
es de los que tienen pocos pares en el mundo, assi en letras grie gas como latinas. Llämase Jano Lascari, qual vino con el legato cardinal Salviati en Toledo.
Tengo alguna conversacion con el por la comunicacion de sus letras, y ha me dicho que tiene un secreto, para que las naves en tiempo de calma.y otras calaneras, anden tres y quatro millas por hora, sin que para el effecto desto haiase de traher el navio mas gente de la que suele por il ordinario.
Esto jusga él que muy provechoso para la navegacion de la India, y por este effecto dize que stando en Francia, un Embaxador del Rey de Portugal hizo mucha instancia con él para que comunicasse esto a su Rey, promettiendole los premios que para tanta cosa se devrian, en caso que salliese el effecto conforme a lo que promete. Y dize que, porque el dicho embaxador le persuadia que Vuestra Magestad havia cedido a aquellas cosas de India, no curo de hazerlo a saber a Vuestra Magestad, ni menos al Christianissimo, sino que imbib un hombre al de Portugal, el qual se le murib en el camino, y oyendo agora de mi que el Portugués le informo mal, se me ha offrescido descubrir, en ser-
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pareils dans le monde, aussi bien dans les lettres grecques que dans les latines; il se nomme Jean
‘Lascaris. — Il est venu à Tolède avec le cardinal
Salviati. — J’ai quelque commerce avec lui pour l'enseignement littéraire. — Et il m’a dit qu'ila un secret pour que les navires, en temps de calme et autres cas analogues, aillent trois et quatre milles par heure, sans que pour cet effet le navire ait à emporter plus de gens qu’il n’a coutume pour l'ordinaire. Il juge que ceci est très-avantageux pour la navigation de l'Inde; et à ce propos il dit que, pendant qu'il était en France, un ambassadeur du roi de Portugal fit beaucoup d’instances auprès de lui pour qu'il communiquât ses idées à son roi, lui promettant les récompenses qui pour une si grande
vicio de Vuestra Magestad, este secreto, el qual a la verdad, es muy grande, pero a la grandeza del ingenio y letras deste hombre tambien se deve mucho crédito, y cada dia vemos fructos nuevos y beneficios en el mundo por la industria destos tales. Y no le he querido apretar mas, hasta saber la voluntad de Vuestra Magestad. Y pienso que no se podrà errar, porque si salle la cosa en effecto es grande y digna de muy gran premio, y si no saliere, votiva tampoco sera de reprehender el desseo de provar tan buena cosa. Nuestro Sénor nos conserve a Vuestra Sacra Cæsarea Catholica y Real Magestad con tanta felicidad y gloria quanta sus buenos vassallos y criados desseamos.