CHAPITRE fl
Diagnostic
Le diagnostic de ce genre de néphrite est simple, à condition toutefois, commé nous le faisons remarquer plus haut, qu’en présence d’un malade soupçonné d'être atteint de néphrite chrofique urémigène, on n'aille pas chercher confirmation de cette impression clinique dans les données sphygmomañométriques. Ou bien alors l'hypothèse juste est rejetée à coùp sûr et l’on pense à un néoplasme à localisation gastrique de préférence, à une anémie pernicieuse cryÿptogéniqe où à foute autre affection.
Que si, au contraire, on s’adresse d'emblée au laboratoire en demandant le dosage de l'urée sanguine où céphalo-rachidienne, où frouvera facilement la solution du problème. Et dès lors, il faudra se demander si l’on a bien affaire à une néphrite chronique urémigène avec absence permanente d’hypertension, ou si l'on ne se trouve pas en présence d’une poussée hypo-
MAGIE tensive apparaissant au cours d’une néphrite chronique urémigène hypertensive.
Nous avons déjà répondu à cette question en montrant que deux de nos malades ont été suivis pendant longtemps.
Dans la première Observation, la tension s’est maintenue entre 120 et 130 millimètres de mercure pendant 4 mois.
La malade de la seconde Observation a été suivie par M. Bouchut pendant plus d’un an. Sa tension a oscillé entre 13 et 14,5.
Quant aux deux autres malades, le séjour relativement court qu’ils ont fait dans le service a permis néanmoins de constater une fixité remarquable du taux de leur tension.
Nous n'’insistons pas sur le diagnostic entre tension normale et tension décapitée telle qu’on peut l’observer au cours de la plupart des néphrites chroniques azotémiques hypertensives. La simple considération de l'écart tensionnel entre Mx et Mn présenté par nos malades réduira à néant une incertitude de ce genre.
En somme, le diagnostic de la néphrite chronique urémigène sans hypertension est double :
La première étape, qui consiste à écarter toute affection pouvant simuler une néphrite chronique urémigène est aisément franchie ;
La seconde, relative à la nature de la tension constatée, peut présenter quelques difficultés si l’on n’a pas suivi le malade pendant quelque temps.