‹ Les Néphrites Chroniques Azotémiques Sans HypertensionChapitre 23 sur 31 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

1° Atrophies rénales considérables non exceptionnelles chez de jeunes hérédo ;

20 Fréquence des néphrites latentes chez les jeunes hérédo et réveil de ces néphrites par les infections intercurrentes les plus bénignes.

L'une des malades atteinte de néphrite azotémique pure, que M. Paul Chevallier a suivie jusqu’à la mort, était hérédo-syphilitique. ;

Parfois également, il pense que l’on peut invoquer l'hypothèse de syphilis acquise pour expliquer l'apparition de la néphrite, et il note la fréquence de la cause spécifique chez des adultes jeunes atteints de réphrite chronique banale.

La scarlatine serait aussi pour lui une cause fréquente : on la retrouve dans les antécédents de malades qui sont morts 8 ans, 9 ans après l’éruption. M. Paul Chevallier suppose, dans ces cas, la persistance, au niveau du parenchyme rénal, de germes microbiens vivant d’une vie latente et se réveillant de temps à autre.

Si nous nous reportons à nos Observations, que voyons-nous ?

OBSERVATION I. — Aucun antécédent. Un Wassermann négatif.

Autopsie : petit grain de plomb à l’extrême sommet droit,

OBSERVATION IT. — Pas d'antécédents, sauf quatre fausses couches s'inscrivant à la süite d’une grossesse normale. Ultérieurement deux autres enfants, dont un mort à 10 mois. Rien d'autre qui rappelle une syphi-

lis plus que douteuse, étant donnée la position des quatre fausses couches entre deux grossesses normales.

Autopsie : foyer de tuberculose fibreuse.

OBSERVATION IL. — Aucun antécédent. Pas de syphilis. Pas d’éthylisme.

Aulopsie : Pas de tuberculose ancienne ou récente.

OBSERVATION IV. — Une fièvre typhoïde. Intoxication à trois reprises différentes par gaz toxiques au cours de la guerre.

Que conclure ?

Les lésions de tuberculose fibreuse trouvées dans deux cas sont des lésions trop banales pour qu’elles puissent retenir l’attention.

La syphilis ne peut vraiment pas être mise en cause.

Et enfin, personne ne songe à incriminer la fièvre typhoïde ou les gaz toxiques.

On peut donc affirmer l'absence complète d’étiologte causale.

Page 1