CHAPITRE V
Etude pathogénique
et anatamo-pathologique
L'existence de néphrites chroniques azotémiques pures pose, comme nous le faisions remarquer au début de cette étude, un problème d’un intérêt primordial :
Fourquoi la néphrite chronique, qui généralement s'accompagne d'hypertension artérielle, comportet-elle, dans certains cas, une tension normale ou à
peine élevée ?
Les solutions multiples qui ont été proposées sont de valeur très inégale. On a pensé tout d’abord trou-
ver dans la notion de terrain l'argument explicatif
décisif,
RD
I. — Raisons tenant au terrain sur lequel évolue la néphrite.
L'âge. — S'agit-il de sujets âgés dont la force de
réaction circulatoire est émoussée [Gallavardin, Wildt} ? Mais, dans ce cas, on se trouve en présence de néphrites latentes non évolutives, découvertes d’autopsie, et, d’autre part, nos malades sont des sujets d'âge moyen.
Le sexe. — Nous éliminons de même la notion de sexe. Nos observations montrent que ce genre de néphrite non hypertensive se rencontre aussi bien chez la femme que chez l’homme.
L'évolution simultanée d'une maladie hypotensive. — Peut-on mettre l’absence de tension sur le compte du terrain tubererleux ? Mais l’existence d’hypertension coexistant avec des lésions bacillaires, la constatation de taux tensionnels très élevés au cours des tuberculoses rénales fermées rend cette hypothèse peu vraisemblable.
Quant à mettre l’absence de réaction cardio-vasculaire sur le compte d’une néoplasie, il n’en peut être question chez nos malades.