CONCLUSIONS
I. Les accidents rénaux de ia transfusion sanguine, bien que rares, méritent de retenir l'attention à la fois par leur gravité et par le problème étio-pathogénique qu'ils soulèvent.
II. Ni la dose injectée, ni l’incompatibilité des sangs du donneur et du receveur, ne paraissent conditionner de façon constante l’apparition et l’intensité des symptômes.
II. Caractérisée cliniquement par une oligurie ou une anurie pouvant entraîner la mort par urémie, anatomiquement par de l’œdème interstitiel et des lésions tubulaires, les accidents rénaux de la transfusion sanguine paraissent mieux correspondre au terme de néphrose qu’à celui de néphrite.
IV. Les altérations anatomopathologiques ne suffisent pas toujours à expliquer les accidents anuriques par une obstruction mécanique du rein. Pour définir la nature de ces néphroses, diverses théories, métabolique, toxique, anaphylactique, ont donc été proposées.
V. La théorie anaphylactique, qui permet de considérer les néphroses post-transfusionnelles comme des accidents réactionnels, apporte, en l’état actuel de nos