‹ Les Nerfs du cœur, anatomie et physiologieChapitre 10 sur 81 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

aux yeux de leurs nombreux disciples, esl donc appelée, non plus à servir de simple base à Tétiologie des maladies infectieuses, mais à transformer ou plutôt à remplacer entièrement toutes les autres sciences médicales : anatomie, physiologie, pathologie, anatomie pathologique et môme la thérapeutique deviennent dorénavant superflus et doivent faire place à la nouvelle et unique « science ». Justement un maître en bactériologie a publié récemment un exposé complet de celte science universelle et infaillible *. Examinons brièvement la partie de celte science, qui constitue la nouvelle physiologie de rhomme en nous servant le plus possible du texte même de Tauteur.

« C'est parmi les parasites et non chez l'homme qu'il faut chcrclier le dernier mot de la création », telle est la conception principale de la nouvelle science. La preuve en est, dans ce fait, que c( certaines espèces de poux sont apparus plus tard que l'homme, notamment le pou des vêtements [Pedunculus vestimenti) » (p. 23).

Après avoir cité les exemples « des phénomènes harmoniques (?) dans la nature » chez les organismes inférieurs, « tels que les guêpes fossoyeuses et les orchidées » (37), M. Metschni- KOFF passe à l'exposé de toutes les imperfections du corps humain qui n'est pour lui qu'un organisme « désharmonique ».

Il commence par énumérer les innombrables désharmonies ' de l'appareil digestif, des organes des sens, de l'entendement, etc., etc.

Après avoir exposé les défectuosités de la peau humaine, qui « est exposée au contact des microbes », des poils, « premier exemple d'un organisme désharmonique » (79), incapables de protéger la peau contre le refroidissement. Fauteur trouve « qu'à la rigueur l'homme pourrait se passer de dents » qui, sans être aussi nuisibles que la peau et les poils, se trou-

4. Etudes sur la nature humaine, par Elie Metschnikoff. Paris, £903, 2* édition.

2. Une interprétation fausse d'une phrase de Helmholtz à propos d'nne théorie d'harmonie entre le monde extérieur et le monde intérieur (100) a donné naissance à l'idée dominante de l'ouvrage de Metschnikoff.

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