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PRÉFACE XVII

vent pourtant en désharmonie avec les « besoins fondamentaux de notre espèce » (80). Mais ce sont surtout les organes de notre appareil digestif qui le désolent... « L'appendice cœcal avec le cœcum, mais môme tout le gros intestin de l'homme est un organe superflu de notre organisme, dont la suppression pourrait amener des résultats très heureux » (89).

Le premier grief contre l'appendice vermiforme est qu'il n'existe point « chez les singes inférieurs du vieux monde » et parait ainsi en désharmonie avec Torigine simienne de rhomme. En outre l'appendice cause « souvent une maladie très sérieuse et môme mortelle dans 8 à 10 pour 100 des cas » (88).

Le cœcum n'est un « véritable organe de digestion » que chez l'herbivore, ce qui n'empêche d'ailleurs pas l'auteur de recommander plus loin à l'homme comme une des conditions de longévité un régime végétarien exclusif. Quant au gros intestin, « il doit même être rangé dans la catégorie des organes nuisibles à la santé de l'homme » (93). Comme preuve, l'auteur cite l'exemple d'une femme qui, « depuis 37 ans, porte une fistule intestinale », et « celte infirmité ne l'a pas empêchée cependayit de se marier, d'avoir trois enfants et de gagner sa vie par un travail p/mihle » (90). « Le fait.,, prouve bien que cet organe (gros intestin) est inutile pour l'espèce huynaine » (91). Cet organe abrite en outre beaucoup de microbes « dont quelques-uns sont capables de digérer la cellulose », mais dont d'autres engendrent des maladies, comme la constipation, et donnent lieu au développement de « boulons d'acné et d'au 1res maladies de la peau » (93).

Les oiseaux, dont plusieurs, comme par exemple le perroquet, arrivent à un âge relativement avancé, « ne possèdent pas de gros intestin » ; preuve certaine que la suppression du gros intestin chez l'homme sera une condition de longévité. « Certains animaux parasites, comme les vers solitaires, ont complètement perdu leur propre tube intestinal » et ne se portent pas plus mal pour cela. Aussi, malgré « l'avantage considérable dans la lutte pour l'existence » (92) du gros intestin, l'auteur le condamne sans appel.

XVIII PBÉFACE

L'estomac ne trouve pas grâce non plus devant Tauteur. II est sujet aux maladies cancéreuses, et cela plus souvent que Tintestin grêle. « Or, cet organe est un de ceux dont l'organisme humain pourrait bien se passer (93). »

Donc il faut également le supprimer, ce qui peut se faire sans inconvénient, et comme preuve, est cité l'exemple « d'une femme qui a subi l'ablation complète d'une tumeur cancéreuse » et qui (f se porte à merveille » et « n'a jamais eu besoin d'un médecin depuis l'opération (94) ».

Le créateur de la nouvelle « science » n'est guère plus clément pour les (( organes des sens et de l'entendement humain ». « Ce n'est pas seulement notre œil, mais aussi tous les autres appareils qui nous font connaître le monde extérieur, accusent une grande désharmonie naturelle. C'est là la cause de notre incertitude au sujet de notre entendement. » « Si l'homme naissait à un état aussi avancé que l'est le cobaye nouveau-né, il est à présumer qu'il serait beaucoup mieux fixé sur l'évolution de sa conscience du monde réel (101). » La conclusion qui s'impose après cette brillante démonstration est d'une telle évidence que l'auteur croit inutile d'insister davantage.

Par contre c'est avec une prédilection particulière que M. Metschnikoff insiste sur les désharmonies de nos organes de la reproduction. Sous ce rapport, aussi, l'organisme humain est bien mal partagé, plus mal môme que les plantes. « La vie de l'espèce est assurée chez les végétaux par un ensemble d'appareils et de fonctions des plus merveilleuses. En est-il de m<?me dans l'espèce humaine (101)? »

Hélas ! trois fois hélas : « l'homme n'a point d'os pénien (1 04) » et « dans le sexe féminin on est frappé par un phénomène d'ordre inverse». Ce sexe est affligé « de la membrane virginale ou de l'hymen », qui fait « complètement défaut chez tous les animaux, sans exclure les singes anthropomorphes » (105) !

Les inconvénients de cet exemple d'une désharmonie de l'appareil sexuel sont nombreux. « La perforation de l'hymen a coûté la vie à un grand nombre de personnes des deux sexes. » « L'examen minutieux de l'hymen préoccupe le médecin légiste

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