XXIV PRÉFACE
ment se raréfie tout simplement. Elle n'est pas plus probante pour la voracité des macrophages que la figure précédente. Mais la science affirme que « chez les vieux animaux, tels que perroquets et chiens, la phagocytose des cellules nerveuses peut élre facilement constatée » (316). Force nous est donc de nous incliner.
Comment combattre les funestes tendances des macrophages de s'attaquer aux « éléments nobles »? Comment éviter la vieillesse et échapper à la mort violente*? « Notre grand désir de vivre est en contradiction avec les infirmités de la vieillesse et la brièveté de la vie. Cest là la plus grande désharmonie de la nature humaine », déclare M. Metschmkoff (332). Il semble qu'il suffirait pour vaincre les visées démagogiques des macrophages, « d'un côté, de renforcer les éléments les plus précieux de l'organisme, et de Tautre, d'affaiblir la tendance agressive des phagocytes » (320).
Malheureusement l'auteur reconnaît « que ce problème nest pas résolu, mais que sa solution n'a rien d'impossible » (320). Avant tout, il avait tout naturellement pensé à inventer un sérum spécial à cet usage. Mais quoique « le principe de la préparation de ces sérums soit toujours la même », il a dû y renoncer. Alors il s'est souvenu à propos de sa thèse sur la nocivité du gros intestin, et surtout du « cœcum, celte partie du tube digestif qui renferme le plus de microbes ». Justement « le contenu intestinal des perroquets », dont la longévité est proverbiale, (< révèle une flore microbienne d'une extrême pauvreté. L'étude comparative des faits confirme donc pleinement cette hypothèse que la flore intestinale abondante, inutile pour la digestion^ ne sert qu'à raccourcir rexistence, grâce aux poisons microbiens qui a/faiblissent les éléments nobles et renforcent les phagocytes » (331).
Ainsi donc, quand il s'agit de détruire « les éléments nobles», rhostilité héréditaire entre les phagocytes et les microbes
1. La science soutient que les liummes meurent tous d'une mort violente ; c'est encore un dêsavantai^e qu'ils ont vis-à-vis des êtres inférieurs, même des épliémères qui, eux, meurent d'une mort naturelle.