‹ Les Nerfs du cœur, anatomie et physiologieChapitre 22 sur 81 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

avec toutes les parties du corps. Mais ce n'est pas seulement le ^rythme, c'est-à-dire la fréquence des contractions du cœur, c'est aussi la force de ses contractions qui nécessite un réglage continuel. Notre volonté ne pouvant intervenir d'aucune manière dans cette opération, c'est encore à l'aide d'appareils automatiques qu'elle doit s'accomplir. Le travail mécanique exécuté par le cœur étant considérable et incessant, son approvisionnement en matériel nécessaire pour la production des forces motrices doit être maintenu par des appareils régulateurs d'une perfection absolue. L'entretien de tous ces appareils automatiques particulièrement délicats exige à son tour des soins constants et bien appropriés.

Les cellules ganglionnaires sont distribuées dans les dififérenles parties du cœur et reliées entre elles par d'abondants filets nerveux qui le rattachent d'une part à la moelle épinière et au cerveau, et, par leur intermédiaire, aux nerfs sensibles du corps entier, d'autre part au système du grand sympathique et à ses multiples ganglions qui forment ainsi des centres nerveux supplémentaires. De leur côté, les artères et veines coronaires sont également munies d'un système nerveux particulier, destine à régler d'une manière efficace la circulation du sang dans le muscle cardiaque. Enfin, un système de glandes régulatrices de la circulation et de la nutrition (Cyon) (thyroïdes, hypophyses, capsules surrénales, etc.) oulre son puissant concours à la distribution du sang dans les parties particulièrement délicates de l'organisme, produit encore des substances chimiques destinées à entretenir en bon état de fonctionnement ce système nerveux ganglionnaire si complexe. Ces glandes règlent selon les besoins du moment leur excitabilité et le degré de leur excitation.

Chez les vertébrés supérieurs le système nerveux qui régit les fonctions du cœur possède diverses origines ; une partie de ce système se trouve dans les parois mêmes du cœur, une autre provient du système central : cerveau et moelle épinière ; une

troisième, du système ganglionnaire du grand sympathique. Chaque partie de ce système pris dans son ensemble est composée de cellules ganglionnaires et de fibres nerveuses. La coopération harmonieuse de ces trois parties assure seule le fonctionnement normal du cœur chez les vertébrés supérieurs adultes. La mise hors fonction de l'une d'elles ne supprime pas nécessairement les contractions cardiaques, mais celles-ci cessent de s'opérer dans les conditions indispensables pour que le cœur puisse remplir normalement son rôle physiologique.

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