‹ Les névralgies, leurs formes et leur traitementChapitre 28 sur 59 · TRAITEMENT DES ACCIDENTS CONSÉCUTIFS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES ACCIDENTS CONSÉCUTIFS

Lorsque des lésions organiques se sont développées consécutivement à ces congestions répétées, le traitement antiphlogistique ou dérivatif devra céder la place à d'autres médications qui varieront suivant la nature ou le degré de l'altération anatomique.

Les révulsifs locaux, les applications résolutives, l'hydrothérapie, les mouvements spécifiques actifs et passifs rendront aux parties malades leur texture normale. Il ne faudra pas négliger non plus l'électricité galvanique. On attribue en effet au courant constant une puissance catalytique considérable dont la mise en action amène la résolution rapide des états congestifs et subinflammatoires chroniques.

Le mal a-t-il épuisé la sensibilité et la motilité d'un membre, on aura recours encore à l'hydriatrie, à la kinésithérapie, en même temps qu'aux excitants locaux et généraux (frictions irritantes, eaux minérales sulfureuses, électricité galvanique ou faradique, noix vomique).

Le membre paralysé a-t-il subi déjà un certain degré cVatrophie, les applications stimulantes, les mouvements spontanés, les eaux minérales sulfureuses et sodiques, les courants galvaniques pourront faire récupérer au membre malade son volume primitif.

Mais souvent, les effets désastreux du mal s'étendent à toute l'économie. Un éréthisme nerveux se développe d'abord, puis Volighémie arrive à son tour avec son désolant cortège. Alors les toniques névrosthéniques et analeptiques, aidés par plusieurs des moyens externes que nous venons d'indiquer et par toutes les ressources de l'hygiène, permettront à l'organisme de reconquérir sa vigueur passée ou de recouvrer au moins assez de force pour lutter contre l'ennemi qui l'assaille.

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