CONCLUSIONS
Les pieds de tranchées présentèrent, à leur période de début, des phénomènes qui pouvaient être aisément expliqués par l’action locale sur les tissus, soit du froid humide, soit de la vaso-constriction, soit d’un élément infectieux selon que lon adopte comme étiologie la théorie de la gelure, la théorie vaseulaire, infectieuse ou mixte.
Les manifestations étaient précoces et, dans un certain nombre de cas, rapidement s’installaient des troubles moteurs, sensitifs, vaso-moteurs et trophiques, des altérations des réflexes, ainsi que parfois des modifications des réactions électriques, phénomènes qui pouvaient persister longtemps après la suppression de la cause. Dans d’autres cas, après des accidents de début discret, ces phénomènes ne survenaient que très tardivement, et il semble bien, comme nous avons essayé de l’établir, que ces derniers aient été dus à des altérations névritiques, frappant électivement certains nerfs comme le sciatique poplité externe et interne, et, plus particulièrement, le tibial postérieur et ses branches.
Dans un grand nombre de cas, ces gros troncs étaient relativement très peu atteints ; les ramifications de second ordre étaient, par contre, beaucoup plus touchées, on s'explique ainsi la topographie disséminée, diffuse, souvent rencontrée dans les pieds de tranchées.
Il y aurait donc eu tout d’abord des troubles et des lésions directement au niveau des tissus des membres inférieurs, puis très vite les nerfs eux-mêmes étaient atteints, soit directement, soit par l’intermédiaire d’artérites et de phlébites des
vaso-nervorum, et ces altérations névritiques déterminèrent
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l'apparition de troubles sensitifs, moteurs, vaso-moteurs et trophiques qui passaient au premier plan de la symptomatologie.
Niue Vu bon à imprimer :
Le Doyen, Le Président de la Thèse, Pour le Doyen : R. CRUCHET.
L’Assesseur, D' J. FERRÉ.
Vue et permis d'imprimer : Bordeaux, le 15 janvier 1921.
Le Recteur de l’Académie, THAMIN.