INTRODUCTION
La névrite optique est une des complications les plus rares de la rougeole. On s’en persuade aisément si l’on oppose à la très grande fréquence de cette fièvre éruptive, à laquelle peu d'enfants échappent, le nombre infime d’observations de névrites post-rubéoliques recensées jusqu’à ce jour.
Au cours de la période de trente-sept années, qui va de 1866, date de publication du premier cas connu (de Graefe), à 1903, Grœnouw n'avait pu en réunir que 17 cas. Nous pouvons jaujourd’hui, dans cé travail, en apporter 31, dont un inédit.
Nous nous sommes spécialement attaché à faire ressortir, dans notre observation, une particularité évolutive exceptionnelle avec laquelle Ie cas de Marcel Rollet offre seul une analogie.
C’est qu’en effet, plus que la symptômatologie, aujourd’hui bien connue (d’ailleurs à peu près identique à celle des autres névrites infectieuses ), et que le diagnostic, sans grande dificulté, la pafhogénie de ces névrites pose d’intéressanis problèmes, au sujet desquels laccord n’est pas fait. Théorie méningée, théorie de l’imprégnation toxique directe, rôle des infections sinusiques ou na-
sales, nous examinerons ces diverses hypothèses, à la lumière des observations que nous avons groupées.
Nous terminerons par des considérations pronostiques et thérapeutiques cette étude, dont le principal objet, outre notre contribution personnelle, par un cas inédit, reste la mise à jour d’une statistique aujourd’hui incomplète et la discussion d'idées pathogéniques sujettes à controverse.
GHAPRERENI