‹ Les névrites postsérothérapiquesChapitre 14 sur 47 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

SOUQUES, LAFOURCADE et TERRIS. — Soc. Méd. hop. Paris (5 décembre 1924).

D..., 26 ans, vaccination antityphoïdique en 1915 ; injection de

sérum antitétanique pour blessure à la main en 1915.

Le 3 novembre 1924, à la suite d’une section de la phalangette du cinquième doigt et d’une plaie contuse à l’annulaire droits, reçoit une injection de 10 de sérum antitétanique dans la région abdominale droite.

Le 9 novembre au soir, réaction sérique marquée ; éruption généralisée à point de départ de la piqûre, du type urticarien ; phénomènes de cystite ; troubles digestifs : perte de l'appétit, état nauséeux ; insomnie très marquée.

Le 11 novembre : Phénomènes articulaires portant sur les diffé-

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rentes articulations des membres supérieurs et inférieurs : arthralgies intenses empêchant tout sommeil.

Depius ce moment, le malade se plaint d’un état de faiblesse dans les membres, ne lui permettant pas de reprendre son travail ; cet état s’accentue puisque le malade avoue ne pouvoir se servir de sa main droite pour manger. Les phénomènes douloureux persistent au niveau des membres inférieurs, en particulier à la face interne des cuisses.

21 novembre. — Membres supérieurs : Atrophie diffuse portant surtout sur les fléchisseurs et les extenseurs et sur le biceps. En arrière, l’atrophie porte sur la plupart des muscles s’insérant sur le scapulum, en particulier : grand dentelé, trapèze. L’atrophie est plus marquée du côté droit. Tous les mouvements sont conservés, mais la résistance passive à la flexion et à l’extension est nettement diminuée. Si on fait porter le bras en avant, en position horizontale, on constate un scapulum alatum bilatéral très marqué, mettant en évidence la paralysie des muscles grands dentelés.

Membres inférieurs : Pas d’atrophie.

Réflexes tendineux affaiblis aux membres supérieurs et inférieurs. Pas de troubles des réflexes cutanés, ni de la sensibilité. Aucun signe oculaire. Léger refroidissement du membre supérieur droit plus cyanosé que le gauche. Rien de particulier aux différents appareils.

Si, en général, les accidents névritiques ont une évolution assez longue, par contre, dans certains cas, peutêtre plus fréquents qu’on ne le pense, ils sont de courte durée et si légers qu’ils ne constituent qu’un épiphénsmène des réactions sériques et qu'ils peuvent fort bien passer inaperçus

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