‹ Les névrites postsérothérapiquesChapitre 21 sur 47 · III. — Forme sensitive pure · texte numérisé non relu

III. — Forme sensitive pure

Dens cette forme il n’y a que des troubles de la sensibilité objective et subjective

Il existe enfin une troisième forme clinique où on note seulement des troubles de la sensibilité tant objective que subjective.

OBSERVATION XXI ENGELMANN (Münch. Med. Woch, 1897)

Après un tétanos confirmé, guéri par la sérothérapie survinrent des douleurs paroxystiques dans les quatre membres avec douleur à la pression des troncs nerveux. De plus, diminution des sensibilités tactile et thermique.

OBSERVATION XXII GRUNBERGER (Wiener. Blin. Woch, 1904)

F... N.., 20 ans, employé dans un moulin, entre à l'hôpital le 13 octobre 1903 pour tétanos. Il reçoit successivement le 14 octobre 50° de sérum Paltauf, le 15 octobre 20° et le 24 octobre 15° en injections sous-cutanées dans le flanc droit sans présenter de réactions.

Le 27 octobre, il se plaint de douleurs spontanées et de tiraillements dans le membre inférieur gauche avec points électivement douloureux à la pression : inguinal, rotulien, malléolaire interne. La sensibilité thermique et tactile est intacte.

29 octobre. — Plus de crampe ; petite raideur du cou et du tronc.

10 novembre. — Faibles douleurs dans le membre inférieur gauche qui est maintenu plié, la jambe sur la cuisse et la cuisse sur le bassin.

16 novembre. — Toujours de faibles douleurs dans la région

crurale gauche, surtout dans l'extension du pied. 18 novembre. — Les douleurs ont disparu et le malade quitte

l'hôpital le 30.

Signalés en 1897 par Engelmann : douleurs paroxystiques et troubles de la sensibilité objective dans les quatre membres (obs. XXI), puis en 1904 par Grünberger : douleurs spontanées dans le membre inférieur droit avec points électivement sensibles à la pression (obs. XXII), ces troubles sont surtout nets dans l’observation suivante où les seuls symptômes étaient des fourmillements douloureux provoqués par l’élongation des nerfs tant aux membres inférieurs (marche) qu’aux membres supérieurs (mouvements).

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