CONCLUSIONS
De cette étude nous tirons les conclusions suivantes :
La maladie du sérum voit aujourd’hui ses formes cliniques s’augmenter d’une unité : les névrites postsérothérapiques
Ces accidents reconnaissent une localisation variée, la névrite pouvant affecter un seul nerf, un plexus nerveux ou se généraliser à plusieurs nerfs distants les uns des autres. Ils donnent des tableaux cliniques où les troubles peuvent avoir une prédominance motrice, sensitive, ou être à la fois sensitifs et moteurs.
Une injection d’un sérum thérapeutique quelconque peut déterminer ces accidents et il ne peut plus être question de spécificité du sérum antitétanique, la plus $rande fréquence des névrites consécutives à la sérothérapie antitétanique ayant pour cause l’emploi plus fréquent de ce sérum
Les accidents apparaissent aussi bien après la première injection chez un sujet vierge de tout sérum qu'après une réinjection ; après une injection faible, comme l’injection préventive, qu'après un traitement à doses massives, mais jamais au cours d’un traitement.
Ils sont le fait de la toxicité sérique sur un terrain propice.
Ils ont un pronostic d’autant plus sérieux qu’il
n’existe pas de traitement curateur certain, mais il semble qu'ils puissent être évités ou tout au moins atténués par des méthodes prophylactiques.
Aussi, loin de nous la pensée de jeter [a pierre à une thérapeutique qui a déjà sauvé tant de vies humaines, nous proclamons bien haut la valeur de la sérothérapie.
Cependant, nous engageons les praticiens à la plus $Srande prudence s'ils ne veulent pas avoir de déboires, car c’est bien plutôt sur eux que sur le sérum que l’intéressé rejettera l’étiologie de ses accidents névritiques. Emploi de sérum détoxiqué ou désalbuminé, interrogatoire serré et, dans le doute, emploi d’une méthode antianaphylactique, tels sont désormais les $rands principes de la technique sérothérapique.
Vu : Vu :
Nancy, le 5 Décembre 1925. Nancy, le 5 Décembre 1995. Le Président de la Thèse : Le Doyen de la Faculté : G. ÉTIENNE. L. SPILLMANN.
Vu et permis d'imprimer :
Nancy, le 7 Décembre 1925.
Le Recteur de l'Académie :
Cu. ADAM, MEMBRE DE L'INSTITUT