I. — Forme à prédominance motrice
Cette forme est caractérisée par des troubles moteurs et des troubles de la sensibilité subjective, la sensibilité objective étant intacte.
A) DÉBUT. — Dans la forme commune, vers le 8° jour apparaissent des troubles moteurs : $êne de certains mouvements, puis parésie de l’épaule et du bras ; le malade ae peut plus s’habiller ni manger seul. Enfin la paralysie s’installe, paralysie flasque, siégeant à la racine du membre et occupant tout ou partie du territoire innervé par le plexus brachial. L’impotence fonctionnelle est plus ou moins complète, car malgré l’apparence tous les muscles ne sont pas atteints, ni tous au même degré : ct l’atrophie musculaire apparaît bientôt pour chaque muscle paralysé.
Ces troubles moteurs sont accompagnés, ou même précédés d’un jour ou deux, par des fourmillements et une sensation d’engourdissement dans les régions qui
seront ultérieurement atteintes, puis par des douleurs tantôt spontanées, fugaces, vives, tantôt atroces, lancinantes, paroxystiques, qui, débutant en un point précis, se Sénéralisent rapidement à tout le membre en suivant le trajet des troncs nerveux.
Mais il faut noter que seule la sensibilité subjective est atteinte et que l'intégrité de la sensibilité objective est
complète.